Le traitement infligé à l’ancien député de Petite-Rivière de l’Artibonite, Prophane Victor, à la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) constitue une grave violation de ses droits, dénonce son avocat, Me Michel Bernard Rosemberg. Ce dernier affirme avoir alerté l’Office de protection du citoyen (OPC), le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et la Fondation Je Klere (FJKL), qui doivent réagir face aux conditions de détention inacceptables de son client.
Depuis son arrestation le 12 janvier 2025 à Vivy-Mitchell, le dirigeant de la Plateforme Bouclier, Prophane Victor, reste menotté dans sa cellule à Clercine, révèle son avocat. « Ces pratiques, dignes de l’Allemagne nazie, doivent être dénoncées et combattues », soutient Me Michel Bernard Rosemberg. Lors d’une interview accordée à Radio Kiskeya lundi, il a également dénoncé la décision des autorités policières d’interdire à son client le droit de visite.
L’ancien parlementaire a été auditionné par des enquêteurs de la DCPJ en présence de son avocat, Me Michel Bernard Rosemberg. De plus, son dossier n’a toujours pas été déféré à un juge, en violation du délai légal de 48 heures, rappelle l’avocat. À ce stade de l’enquête, le recours en habeas corpus est en attente d’une décision du doyen du Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Bernard Saint-Vil.
Par ailleurs, les motifs de l’arrestation du dirigeant politique demeurent flous, selon son avocat, qui dénonce une campagne de persécutions politiques orchestrée contre l’ancien élu de Petite-Rivière de l’Artibonite. Face à cette situation, Me Michel Bernard Rosemberg appelle les organisations de défense des droits humains, notamment le RNDDH, l’OPC et la FJKL, à prendre position. « À ce carrefour historique, ces organisations doivent réagir », insiste-t-il.
Hervé Noël
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