Le président sud-coréen suspendu, Yoon Suk-yeol, a été inculpé dimanche pour avoir dirigé une « insurrection », après sa tentative avortée de déclarer la loi martiale en décembre 2024. Cette déclaration n’a duré que six heures avant d’être rejetée par le Parlement, plongeant la Corée du Sud dans une crise politique. Yoon a été suspendu peu après et, le 15 janvier, il est devenu le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté.
Les procureurs ont annoncé qu’ils avaient décidé de maintenir Yoon en détention, soulignant un « risque continu de destruction de preuves ». L’accusation d’insurrection ne bénéficie pas de l’immunité présidentielle. L’enquête suit son cours, bien que Yoon ait refusé de coopérer, contesté la légitimité des enquêteurs et évoqué des fraudes électorales pour justifier son acte.
Si la Cour constitutionnelle confirme sa mise en accusation, Yoon sera officiellement démis de ses fonctions, ce qui entraînerait des élections présidentielles dans les 60 jours. Cependant, malgré sa détention, il reste actuellement le chef de l’État sud-coréen.

