Les incendies dévastateurs qui ont ravagé le quartier de Pacific Palisades à Los Angeles révèlent une crise croissante : l’avenir incertain de l’assurance habitation face aux risques climatiques.
Depuis juillet 2024, des compagnies comme State Farm ont cessé de renouveler des polices d’assurance dans cette zone à haut risque, forçant des milliers de propriétaires à se tourner vers le plan d’assurance de dernier recours de la Californie, le FAIR Plan. Cependant, cette solution provisoire est elle-même fragilisée, avec des ressources financières insuffisantes pour couvrir l’ampleur des sinistres récents.
En septembre 2024, le nombre de polices FAIR Plan dans le code postal 90272 a bondi de 85 % par rapport à l’année précédente. Avec une couverture limitée et des primes élevées, cette approche reflète les limites d’un système qui peine à absorber des pertes estimées entre 52 et 57 milliards de dollars pour cette saison d’incendies.
À travers les États-Unis, les plans de dernier recours se multiplient. Pourtant, experts et législateurs s’accordent à dire que cette solution est insoutenable à long terme. Des réformes profondes sont nécessaires, incluant des mécanismes fédéraux de réassurance ou un modèle inspiré des marchés d’assurance santé pour garantir l’accès à l’assurance habitation. Comme le souligne Dave Jones, ancien commissaire à l’assurance de Californie : « Nous avançons vers un avenir inassurable si nous ne changeons rien. »
Alors que le changement climatique intensifie les catastrophes naturelles, l’inaction n’est plus une option. L’assurance ne peut pas compenser des risques devenus incontrôlables sans une refonte du système.

