La Géorgie a investi Mikheïl Kavelachvili, un président ultraconservateur et anti-occidental, élu par un collège contrôlé par le parti au pouvoir, Rêve géorgien. Sa prise de fonction intervient dans un contexte de manifestations pro-européennes intenses, dénonçant l’abandon des ambitions européennes de la Géorgie et une dérive autoritaire.
La présidente sortante, Salomé Zourabichvili, a quitté le palais présidentiel mais se proclame toujours « légitime », affirmant porter la « confiance du peuple ». Sa décision a déçu certains manifestants, bien qu’elle ait exprimé son refus de polariser davantage le pays.
Depuis les élections législatives controversées d’octobre, les tensions ne cessent de croître. La suspension des efforts d’adhésion à l’UE, annoncée en novembre, a déclenché des manifestations continues. Plus de 400 arrestations et des accusations de tortures par la police ont marqué cette période troublée.
Avec Zourabichvili hors des institutions, les manifestants perdent un soutien clé. Pendant ce temps, le Rêve géorgien continue d’être accusé de rapprocher la Géorgie de Moscou et d’étouffer la société civile.

