Les troubles post-électoraux au Mozambique ont fait au moins 21 morts en 24 heures, a annoncé le ministre de l’Intérieur Pascoal Ronda, mardi soir. Ces violences ont éclaté après que le Conseil constitutionnel a confirmé lundi la victoire du parti au pouvoir, le Frelimo, lors des élections générales du 9 octobre dernier.
Des scènes d’émeutes ont envahi les rues de Maputo et d’autres grandes villes comme Nampula et Zambezia. Des magasins ont été pillés, des barricades incendiées, et 236 « actes de violence graves » ont été recensés, selon le ministère. Le président élu Daniel Chapo, qui a obtenu 65,17 % des voix, a appelé au dialogue pour rénover le système démocratique.
Plus de 1 500 détenus se sont évadés dans l’après-midi, dans des conditions qui restent à déterminer.
Venâncio Mondlane, leader de l’opposition en exil, rejette ces résultats, qu’il qualifie de frauduleux. Il exhorte ses partisans à continuer la lutte, dénonçant une « humiliation du peuple ».
La communauté internationale, notamment les États-Unis et l’Union européenne, exprime son inquiétude face à l’escalade de la violence, tandis que la situation reste tendue, avec des appels à l’unité et à la responsabilisation des acteurs politiques.

