L’agent exécutif intérimaire Josué Alusma déplore l’absence de soutien du pouvoir central à la municipalité de Port-de-Paix, malgré les nombreux appels lancés aux autorités du gouvernement de transition pour accompagner les sinistrés et limiter les dégâts. À ce jour, selon l’édile, 11 citoyens se sont noyés, 10 personnes ont été grièvement blessées, 100 maisons détruites, et 1500 maisons inondées, d’après un bilan provisoire.
La commune de Port-de-Paix fait face depuis 72 heures à de fortes intempéries causant d’importants dégâts matériels et humains. Selon Josué Alusma, membre de la Commission communale intérimaire, les eaux en furie ont emporté 11 vies humaines, blessé grièvement 10 personnes, détruit 100 maisons et inondé 1500 autres. Ces chiffres, précise-t-il, sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’évolution de la situation.
En date du 22 décembre 2024, un arrêté municipal a été publié dans le journal officiel communal Le Capoisien, déclarant l’état d’urgence environnementale. Cette mesure, selon Josué Alusma, vise à :
- Venir en aide aux sinistrés et aux sans-abris, tout en protégeant les populations vulnérables des quartiers gravement touchés par les inondations.
- Réaliser des travaux de curage des rivières, de drainage et d’aménagement, mobilisant une main-d’œuvre importante, pour réduire le risque de nouvelles inondations.
- Interdire toute nouvelle construction dans les zones sensibles sans l’avis favorable de la mairie, notamment dans les secteurs à risque identifiés tels que Bois du Lac, Déletan, Orélus, Lopital, Polycarpe, Desmélus, Nan Aman, Cité Maxo, Cassave, et d’autres quartiers.
- Réparer les infrastructures endommagées.
En outre, le Conseil municipal est autorisé à solliciter en urgence le soutien des autorités centrales compétentes, des organisations internationales et des partenaires locaux pour une gestion efficace de cette situation.
L’article VII de l’arrêté stipule que ce dernier abroge toutes les dispositions antérieures incompatibles et sera publié dans le journal Le Capoisien, puis exécuté sous la diligence du Conseil Municipal, du Maire, du Directeur départemental du Nord-Ouest des Travaux Publics, Transports et Communications, du Directeur départemental du Nord-Ouest du Ministère de l’Environnement et du Juge de paix du tribunal de paix de la ville.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com



