BBC – Kenyan deputy president’s impeachment trial begins
Au moins deux tiers des 67 membres du Sénat doivent approuver la motion pour que Gachagua soit démis de ses fonctions.
BBC :…Some of the grounds for Gachagua’s impeachment include accusations that he acquired assets worth 5.2bn Kenyan shillings ($40m; £31m) in the two years since he became deputy president – allegedly acquired through corrupt means.

Le paysage politique kenyan est plongé dans une tourmente alors que le Sénat entame le procès en destitution du vice-président Rigathi Gachagua. Après un vote décisif de l’Assemblée nationale approuvant sa mise en accusation, ce procès marque l’aboutissement d’un drame politique de grande envergure qui a captivé l’attention de la nation. Ces procédures, prévues sur deux jours, détermineront si Gachagua reste en fonction, le Sénat étant appelé à se prononcer sur les accusations portées contre lui.
Gachagua fait face à 11 accusations graves, parmi lesquelles la corruption, l’incitation à des divisions ethniques et le sabotage du gouvernement, accusations qu’il rejette en bloc. Ces charges surviennent après une rupture entre Gachagua et le président William Ruto, autrefois perçus comme des alliés politiques clés. Malgré la gravité de la situation, le président Ruto est resté remarquablement silencieux, soulevant des interrogations quant aux dynamiques politiques sous-jacentes.
Le procès, initialement confié à un comité restreint d’enquête, se tiendra finalement devant l’ensemble du Sénat, soulignant l’importance de l’enjeu. Les analystes politiques prévoient que les sénateurs du parti au pouvoir, soutenus par ceux de l’opposition, pourraient confirmer la destitution, comme cela a été observé avec le soutien massif de l’Assemblée nationale à cette initiative.
Le calendrier du procès est rigoureux : l’accusation, comprenant des témoignages de témoins, sera présentée mercredi, suivie d’une contre-interrogation. La défense de Gachagua sera entendue jeudi, avant que le Sénat ne débatte et ne vote sur la motion, des prolongations possibles étant envisagées jusqu’à vendredi.
Les enjeux sont élevés pour Gachagua. Une destitution réussie ne signifierait pas seulement sa révocation, mais le priverait également de toute possibilité future de fonction publique. Malgré ses tentatives répétées de contester la procédure devant la justice, les tribunaux ont statué que le Sénat devait mener à bien ses devoirs constitutionnels. Les accusations concernant l’acquisition présumée de biens d’une valeur de 5,2 milliards de shillings kenyans ($40m; £31m) par des moyens corrompus sont au cœur de l’affaire, bien que Gachagua affirme que ces propriétés font partie de l’héritage de son défunt frère.
Ce procès représente un moment charnière dans l’histoire politique du Kenya, reflétant des préoccupations plus larges liées à la gouvernance, à la corruption et aux conflits internes au sein de l’appareil politique. Alors que Gachagua risque la destitution, de nombreux Kenyans restent concentrés sur les problèmes économiques pressants, tels que le coût de la vie élevé, qui a entraîné des manifestations et mis en lumière des divisions profondes au sein du gouvernement. L’issue de ce procès n’affectera pas seulement l’avenir politique de Gachagua, mais pourrait également redéfinir l’équilibre politique au Kenya.
