20 janvier 2026
À Miragoane, Adler Ramolien «Move lè», victime de bavure du commissaire Muscadin
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À Miragoane, Adler Ramolien «Move lè», victime de bavure du commissaire Muscadin

L’exécution d’Adler «Move lè» Ramolien (37 ans) a provoqué une onde de choc dans la communauté de Canapé-Vert dont il est reconnu comme une figure impliquée dans le mouvement autodéfense «Bwa kale». Des mouvements de protestation ont été initiés par ses proches et ses camarades pour dénoncer le mode opératoire du chef du Parquet, Jean Ernest Muscadin dans la juridiction de Miragoane.

Dans le quartier de Canapé-Vert, «Move lè» tenait son studio de coiffure depuis plusieurs années et jouissait d’une réputation d’un homme créatif, d’un partisan acharné du supplice «Bwa kale» contre les bandits. Il a été exempt de tout reproche jusqu’au jour où il a été associé au gang de Grand-Ravine par le commissaire du gouvernement Jean Ernest Muscadin.

La situation de route nationale numéro 2, occupée par des groupes armés depuis plusieurs mois, a contraint Adler Ramolien «Move lè» à prendre la mer jusqu’à Miragoane pour récupérer des équipements pour son entreprise dans le port, ont rapporté des proches. À son arrivée, il a été exécuté par le commissaire du gouvernement Jean Ernest Muscadin, pour liaison présumée avec le groupe criminel de Grand-Ravine, dirigé par Renald Destina «Ti-Lapli».

À Port-au-Prince, la nouvelle de l’exécution de «Move lè» a provoqué une vague d’indignation. Sa femme handicapée, son fils inconsolable, ses connaissances révoltés par le crime ont appelé les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités face aux agissements incontrôlés du parquetier Jean Ernest Muscadin.

«Move lè» portait des «dreadslocks», mais ne doit être jugé par sur son apparence physique, ont réagi des manifestants scandalisés par l’attitude irresponsable du chef de la poursuite dans la juridiction de Miragoane. Éliminer des suspects sans aucune forme de procès se révèle inadmissible pour un acteur important de la chaîne pénale, ont souligné des observateurs.

 Par cette dernière exaction, des questionnements surgissent quant à l’efficacité du service de renseignement mis au point par Jean Ernest Muscadin à Miragoane. A-t-il été mal renseigné, comment réparer un tel dommage ? Des interrogations qui doivent interpeller sur la mission attribuée au chef de juridiction de justice en Haïti. 

Herve Noël 

vevenoel@gmail.com

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