La vice-présidente Kamala Harris a fermement dénoncé les allégations infondées formulées par l’ancien président Donald Trump à propos des immigrants haïtiens à Springfield, Ohio. Elle a qualifié de « honte criante » le fait que la vie quotidienne de cette communauté soit perturbée par des menaces de bombes, conséquences directes des déclarations de Trump.
Mardi, lors d’une interview avec le panel de l’Association nationale des journalistes noirs (NABJ), Harris a souligné que les allégations débattues par Trump la semaine précédente, selon lesquelles les immigrants haïtiens voleraient des chats et des chiens à leurs voisins pour les manger, avaient été largement discréditées par les dirigeants locaux et étatiques. Ces propos, selon elle, sont le reflet des stéréotypes racistes, et illustrent pourquoi Trump ne devrait pas être digne de confiance pour diriger la nation.
« C’est une honte criante — mon cœur se brise pour cette communauté », a-t-elle déclaré, ajoutant que ces mensonges racistes doivent cesser. Harris a insisté sur la responsabilité que confère une plateforme aussi vaste que celle d’un candidat à la présidence, et sur les répercussions que les paroles de Trump ont eues, notamment l’évacuation d’écoles élémentaires à Springfield en raison des menaces.
Harris a également évoqué l’urgence de discuter de la violence politique, un sujet d’autant plus pertinent après la tentative d’assassinat présumée contre Trump. Bien qu’elle ait exprimé sa confiance dans la protection assurée par les services secrets, elle a souligné que de nombreux Américains se sentaient de plus en plus vulnérables, mentionnant spécifiquement les habitants de Springfield, la communauté LGBTQ+ en Floride, ainsi que les femmes et les immigrants.
Malgré ces tensions, Harris a affirmé avoir contacté Trump après la tentative d’assassinat pour s’assurer de son état de santé et réitérer publiquement qu’il n’y a pas de place pour la violence politique aux États-Unis.
Au cours de cet échange d’une heure, Harris a également été interrogée sur diverses questions politiques, notamment sur les soins aux enfants. Elle a réitéré l’engagement de l’administration Biden selon lequel aucune famille ne devrait consacrer plus de 7 % de son revenu aux frais de garde d’enfants.
Sur la question de la politique étrangère, Harris a réaffirmé la nécessité d’un accord de cessez-le-feu et de libération des otages au Proche-Orient, en insistant sur son soutien à une solution à deux États pour Israël et la Palestine, dans la lignée des propositions actuelles de l’administration Biden.

