Port-au-Prince, 1er janvier 2026 (Rezo Nòdwès) — Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a livré, à l’occasion du 222ᵉ anniversaire de l’Indépendance, un message particulièrement alarmant sur l’état du pays, estimant que l’indépendance haïtienne ne subsiste désormais que « sur le papier », tandis que l’insécurité généralisée — kidnappings, violences armées, déplacements forcés et militarisation des gangs — s’impose comme norme quotidienne.
Dans ce texte du 1er janvier 2026, le syndicat affirme que les groupes armés disposent aujourd’hui de moyens sophistiqués, incluant armes lourdes et technologies avancées, et exercent un contrôle effectif sur des pans entiers du territoire national, au détriment de la souveraineté de l’État. Le SPNH soutient que la crise sécuritaire dépasse la simple criminalité organisée pour s’inscrire dans une logique de prédation structurée, impliquant des réseaux économiques et transnationaux.
Le syndicat appelle à une mobilisation collective sans distinction sociale ou institutionnelle, estimant que la population, les victimes de l’insécurité, les policiers, les femmes, les jeunes et la diaspora partagent une responsabilité commune face à ce au « combat existentiel ».
Il affirme que l’année 2026 doit marquer une phase de résistance nationale contre les gangs armés, condition préalable à la restauration de la sécurité, de la dignité humaine et de la cohésion sociale.
Le SPNH-17 conclut en rappelant que l’indépendance ne saurait être réduite à un héritage symbolique, mais engage une responsabilité collective permanente, appelant l’ensemble des forces vives du pays à une réponse unifiée face à l’effondrement sécuritaire en cours.

