Les autorités du pouvoir central à Port-au-Prince ont jusqu’à une semaine pour résoudre le problème du rationnement électrique qui sévit à Mirebalais. Au cas où le problème persiste, l’agent exécutif intérimaire Lochard Laguerre annonce la reprise du mouvement visant à boycotter la centrale hydroélectrique de Péligre.
Le président du Conseil municipal intérimaire de Mirebalais Lochard Laguerre minimise les appels à diligenter une enquête et punir les coupables des opérations de boycott de la centrale hydroélectrique de Péligre privant du coup l’alimentation électrique de Port-au-Prince. Dans le cadre d’une interview accordée à Radio Kiskeya, ce mercredi l’édile tente de justifier la mise à l’arrêt de fonctionnement de la centrale de Péligre par la non alimentation en énergie électrique des hauts et bas Plateau central depuis près d’un mois.
L’agent exécutif intérimaire qui confirme avoir autorisé ce mercredi la remise en état de fonctionnement la centrale hydroélectrique de Péligre et le rétablissement du courant électrique à Port-au-Prince, lance un ultimatum au pouvoir central pour solutionner le problème sous peine de relancer la mobilisation. Déterminé à défendre les intérêts de sa commune, Lochard Laguerre rejette les promesses formulées par le syndicaliste Pierre Michel Félix annonçant l’arrivée sous peu à Mirebalais de matériels devant réparer le circuit. Il rappelle que depuis près d’un mois, la direction générale de l’Ed’H, informée de la situation était restée indifférente.
En dépit des mouvements annoncés depuis la semaine dernière pour inviter à adresser le black-out à Mirebalais, aucune suite n’a été accordée. Il aura fallu, l’intervention regrettable ce lundi des autorités de la Mairie de Mirebalais dans la centrale hydroélectrique de Péligre pour suspendre la production du courant électrique pour qu’enfin le pouvoir central intervienne sur le dossier, déplore Lochard Laguerre. Il met en garde contre toute velléité du pouvoir de transition de conduire l’affaire sur le terrain politique.
Herve Noël

