Ce lundi, plus de 10 000 employés de 25 hôtels à travers les États-Unis ont choisi la fin de semaine de la fête du Travail pour lancer une grève d’envergure. Leur objectif : revendiquer des salaires plus élevés, des charges de travail plus équitables, et l’annulation des coupes budgétaires liées à la pandémie de COVID-19.
Le syndicat UNITE HERE, qui représente ces travailleurs, a annoncé que 15 000 employés avaient voté pour autoriser la grève, qui pourrait bientôt s’étendre à d’autres villes. Parmi les grévistes, 5000 se trouvent à Honolulu, où Briana Canencia, serveuse depuis plus d’une décennie, lutte non seulement pour de meilleures rémunérations, mais aussi pour le respect de leur profession.
Les grèves, qui concernent des établissements Marriott, Hilton et Hyatt, devaient durer entre un et trois jours. Les employés dénoncent la réduction des services hôteliers depuis la pandémie, avec des charges de travail devenues ingérables. Ils demandent notamment le retour du nettoyage quotidien des chambres dans les grandes chaînes hôtelières.
Les hôtels, pour leur part, affirment que la demande pour ces services a diminué et qu’ils ont mis en place des plans d’urgence pour minimiser l’impact de la grève. Hilton et Hyatt ont réitéré leur volonté de négocier des accords justes, tandis que Marriott n’a pas encore réagi.
UNITE HERE espère reproduire son succès récent dans le sud de la Californie, où des grèves répétées ont conduit à des augmentations de salaire significatives et à de meilleures conditions de travail.

