Dans le quartier de Nazon, des résidents voisins de l’Université GOC témoignent avoir entendu de fortes détonations en pleine nuit. Dès l’aube du lundi, la découverte des corps de trois jeunes criblés de balles non loin du carrefour Samida a choqué passants et riverains.
Les services judiciaires ont attendu jusqu’au milieu de la journée du lundi avant de se rendre sur les lieux pour procéder à la verbalisation de la scène du crime.
Trois corps de jeunes criblés de balles, face contre le sol, ont été découverts à Nazon, quartier situé au centre de Port-au-Prince. À l’avenue Martin Luther King, la disposition des corps paralyse en partie la circulation automobile. Des véhicules ont dû se frayer un chemin parmi les cadavres, constate-t-on.
Des témoins font état de bruits de décharge d’armes qui ont résonné près de l’Université GOC dans la nuit du dimanche. Néanmoins, aucun lien n’a été établi entre ces crépitements et l’assassinat violent des trois jeunes hommes. En outre, l’identité des victimes n’a pas encore été établie et aucun proche n’a pu revendiquer les cadavres. Dans la matinée, une foule s’empressait de contempler le décor affligeant, avec des témoignages de plus en plus incroyables.
Cette découverte macabre intervient dans un contexte marqué par des initiatives du gouvernement de transition de reprendre la main. Depuis plus d’une semaine, des interventions des forces spécialisées de l’Unité temporaire antigang (UTAG), de l’Unité de maintien d’ordre (UDMO), du Groupe d’intervention de la Police nationale d’Haïti (GIPNH), et de la Brigade d’opération et d’intervention départementale (BOID) sont annoncées à Bel-Air, Solino, Delmas 24, et Bas-Delmas. Aucun bilan officiel sur la présence des unités de la PNH soutenues par des soldats des Forces armées d’Haïti (FAd’H) n’a été communiqué.
Hervé Noel
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