Les autorités haïtiennes, qui devraient organiser des élections en 2025, attendent-elles un mot d’ordre pour réagir aux résultats du scrutin présidentiel vénézuélien contesté ?
Le régime de Nicolás Maduro a fixé un délai strict pour le retrait des corps diplomatiques de plusieurs pays, y compris le Chili, l’Argentine, le Costa Rica, le Pérou, le Panama, la République Dominicaine et l’Uruguay. Ces pays ont reçu 72 heures pour retirer leurs diplomates du Venezuela, en réaction aux critiques concernant les résultats des élections présidentielles récentes.
Ces élections, selon le Conseil National Électoral du Venezuela, ont vu la victoire du leader chaviste, Nicolás Maduro, sur le candidat de l’opposition, Edmundo González.
Cette décision survient alors que des observateurs internationaux et plusieurs pays, dont le Chili, ont exprimé des doutes sur la transparence des élections. Le président chilien Gabriel Boric, en déplacement à Dubaï, a réitéré la position de son gouvernement, qui insiste sur la publication de toutes les actas de vote avant de reconnaître le résultat des élections vénézuéliennes. En revanche, le Pérou a reconnu la victoire de l’opposition, après que María Corina Machado et Edmundo González ont affirmé avoir remporté les élections avec un total de 6 275 182 votes, contrairement aux 4 445 978 attribués par le Conseil Électoral.
Face aux pressions internes et externes, Nicolás Maduro a pris la décision de rompre les relations diplomatiques avec les pays qui ont contesté les résultats des élections. Ce mouvement, bien qu’initié par l’opposition chilienne, a été reçu avec prudence par le gouvernement chilien, qui n’a jamais adopté une position visant à couper les liens diplomatiques de manière unilatérale. Le président Boric a souligné que la seule fois que le Chili a rompu ses relations diplomatiques dans son histoire démocratique, c’était en 1943 avec l’Allemagne nazie et le Japon.

