Mais attention, si vous avez juré de respecter la Constitution, plus question de référendum constitutionnel interdit.
Le Conseil Présidentiel de Transition est composé de neuf professionnels éminents, chacun doté de compétences remarquables dans divers domaines. Cette diversité constitue un atout fondamental pour appréhender les défis du pays au plus haut niveau de l’État.
Fritz Alphonse Jean, économiste renommé et ancien Gouverneur de la BRH, apporte son expertise financière. Edgard Leblanc fils, ingénieur et ancien président du Sénat, offre son savoir-faire technique. Louis Gérald Gilles, médecin spécialiste et ancien sénateur, contribue avec son expérience dans le domaine de la santé. Smith Augustin, sociologue et diplomate, ancien ambassadeur en République Dominicaine, enrichit le conseil de sa perspective internationale. Leslie Voltaire, architecte et ancien ministre de l’Éducation Nationale, apporte son expertise dans le développement des infrastructures. Laurent St-Cyr, entrepreneur et dirigeant de Chambre de Commerce, offre son expérience dans le domaine économique. Emmanuel Vertilaire, juriste et ancien juge, assure une solide base légale. Régine Abraham, ingénieur-agronome et ancien chef de cabinet au ministère de l’Environnement, apporte son expertise en matière de développement rural.
Enfin, Dr Frinel Joseph, spécialiste en crise humanitaire, pasteur et ancien délégué du secteur protestant au Conseil Électoral Provisoire, met en avant son expérience dans la gestion des crises sociales et politiques.
La présence de ces figures éminentes représente une opportunité extraordinaire pour Haïti. Cependant, les tensions qui émergent au sein du Conseil Présidentiel semblent être alimentées non pas par ses membres, mais par les leaders des différentes factions politiques. Les déclarations triomphalistes de Moïse Jean-Charles et de Claude Joseph illustrent la volonté des leaders politiques de maintenir leur emprise sur le pouvoir et les postes clés pendant cette période de transition.
Pourtant, l’esprit de l’Accord du 3 avril va à l’encontre des ambitions du groupe des quatre, constitué sous l’impulsion de Moïse Jean-Charles et de Claude Joseph, visant à imposer leur volonté au Conseil.
Le Conseil Présidentiel a pour mission de servir l’intérêt général, au-delà des intérêts partisans. Les délégués des différents partis doivent se libérer des injonctions de ceux qui les ont désignés, que ce soit Moïse Jean-Charles, Jean Bertrand Aristide, Claude Joseph, Magali Comeau Denis, Edouard Baussan, ou d’autres. Ils doivent aussi veiller à ce qu’aucun groupe de la société ne soit lésé par les actions gouvernementales.
Il est rapporté que Sweet Micky, depuis son exil doré aux Etats-Unis, loin de sa plage construite avec les fonds du trésor public sur la Côte des Arcadins, mène également la danse. Ses ambitions de passer de la 5ème à la 1ère place sont toujours d’actualité. Pour lui, les « bandi legal » doivent predominer pour 50 ans, comme l’a prophétisé un certain intellectuel haitien frolant avec les malfrats durant son administration.
Leur mission première est de sauver un pays où la population souffre de la faim, de l’insécurité et de l’instabilité. Chaque aspect de la vie quotidienne est urgent : la sécurité, la réouverture des écoles, le fonctionnement des institutions publiques et privées, la réactivation des infrastructures de transport, et surtout, la fourniture de nourriture à une population affamée.
Dans cette période, l’action doit primer sur les querelles partisanes. Le Conseil Présidentiel doit agir avec détermination et unité pour répondre aux besoins urgents du peuple haïtien. L’heure est grave.
Sheldana Perrolain

