Ariel Henry, l’illusion d’une démission en cascade : un triste spectacle pour une nation épuisée
Après avoir détenu le pouvoir pendant 32 mois, Ariel Henry a laissé mourir plus de 15 000 Haïtiens, tout en prétendant maintenant qu’il est prêt à démissionner. Son annonce, bien que teintée de la prétention habituelle de service public, ne peut dissimuler la réalité criante de son tweet « mandat ». En parlant de liquider les « affaires courantes », Henry laisse entrevoir une résignation fataliste à l’égard de la situation désastreuse du pays.
un billet de la redaction
Par un geste aussi désespéré que pathétique, Ariel Henry, premier ministre démissionnaire d’Haïti, a offert lundi soir au peuple haïtien un spectacle digne d’un mauvais vaudeville politique. Après avoir prononcé quelques mots depuis son refuge de Porto Rico, Henry s’est dit prêt à quitter ses fonctions, quelques heures seulement avant que ses successeurs désignés par la CARICOM, tous aussi compromis les uns que les autres, ne prennent le relais. Cet individu pitoyable prétend donc « liquider les affaires courantes ». Mais quelle actualité espère-t-il régler dans une nation en ruine, où la souffrance est devenue la norme et où plus de 15 000 de ses concitoyens sont morts sous son règne ?
Il est profondément ironique que quelqu’un qui a eu carte blanche pendant 32 interminables mois ose maintenant parler de démission, comme si cette pitoyable démonstration de fausse modestie pouvait effacer les souffrances qu’il a infligées au peuple haïtien. Mais comme le dit si bien le proverbe, « Les paroles s’envolent, les écrits restent ». Et les écrits d’Ariel Henry, maculés du sang de milliers de ses compatriotes, sont gravés dans l’histoire de façon indélébile.
Le cynisme atteint son paroxysme lorsque Henry évoque sa prétendue mission de liquider les affaires courantes. Quelle ironie cruelle que de parler de « liquider » dans un pays où le simple fait de trouver de l’eau potable est devenu un luxe pour la majorité de la population ! Dans un pays où le prix du carburant est le plus élevé au monde, où les enfants sont privés d’éducation depuis des mois, contraints de suivre des cours en ligne dans des conditions précaires, comment ose-t-il prétendre qu’il a quoi que ce soit à liquider ?
Le triste état de notre nation ne peut être attribué à la malchance ou à la fatalité. C’est le résultat d’années de mauvaise gouvernance, de corruption endémique et d’indifférence criminelle envers les souffrances du peuple. Ariel Henry, avec son discours creux et ses promesses vides, incarne parfaitement cette culture de l’impunité et de l’arrogance qui a plongé notre nation dans le chaos.
En conclusion, le prétendu acte de démission d’Ariel Henry n’est rien de plus qu’une farce de plus dans le triste spectacle de la politique haïtienne. Les mots de Henry résonneront dans l’histoire comme un rappel de la trahison et de l’indifférence qui ont caractérisé son règne soutenu pae Andre Michel, Edmonde Beauzile et autres conzes. Haïti mérite mieux que ce cirque grotesque. Haïti mérite mieux que des leaders qui se contentent de gérer la décadence plutôt que de la combattre. Comme l’a si justement dit Voltaire : « Il est dangereux d’avoir raison dans des choses où des hommes accrédités ont tort ».

