Mardi 5 mars 2024 ((rezonodwes.com))–L’avion transportant le Premier ministre de facto illégitime d’Haiti, Dr Ariel Henry, a atterri à l’aéroport international Luis Muñoz Marín mardi après-midi.
M. Henry, sans mandat légitime et constitutionnel, était au Kenya ces derniers jours, cherchant à accélérer unilatéralement la mise en place d’une mission internationale de sécurité dans son pays, tandis que la violence « programmée » continue de monter en flèche en Haïti pendant son absence.
Ariel Henry dont le « mandat » s’achève depuis le 7 février dernier, sous pression, a atterri à Porto Rico ce mardi alors qu’il tentait de retourner dans son pays pour faire face à l’augmentation des attaques violentes de bandes..
Des fonctionnaires, qui ont parlé sous couvert d’anonymat à l’Associated Press, ont confirmé qu’Ariel Henry avait atterri à l’aéroport international Luiz Muñoz Marín à San Juan, arrivant en fin d’après-midi.
On s’attendait à ce que Ariel Henry, très attaché au pouvoir, se rende plus tard en République dominicaine pour se rendre en Haïti, mais le gouvernement dominicain, a fermé ses frontières aériennes en raison de l’intensification des attaques de bandes criminelles armées (G-9) – fédérées par le régime – contre des cibles clés telles que les prisons et l’aéroport international principal.
Préparatifs en République dominicaine
Les soldats dominicains déployés à la frontière avec Haïti sont « prêts » à prévenir ou à dissuader tout incident en raison de la grave crise et de l’escalade de tension dans le pays voisin, a assuré mardi le ministre dominicain de la Défense, Carlos Luciano Díaz Morfa.
Dans une interview avec l’Agence EFE, le ministre a déclaré que des mesures avaient été renforcées dans la région pour empêcher toute personne non autorisée de tenter de pénétrer sur le territoire dominicain.
Le gouvernement de doublure haïtien a décrété dimanche un état d’urgence et un couvre-feu de 72 heures dans le département de l’Ouest, où se trouve la capitale, Port-au-Prince, après que des bandes criminelles ont pris d’assaut la principale prison du pays, provoquant la fuite de plus de 3 000 détenus et faisant une dizaine de morts.
Le président dominicain, Luis Abinader, a déclaré lundi que son pays était « en alerte » face à l’aggravation de la crise en Haïti et a averti d’une réponse « drastique » aux délinquants haïtiens qui tenteraient de franchir la frontière.
Le ministre dominicain de la Défense parcourt la frontière avec Haïti depuis lundi, aux côtés d’officiers de l’État-major interarmées, pour superviser les capacités opérationnelles des militaires et garantir la sécurité dans la région.
Díaz Morfa a également mentionné que l’activité commerciale entre les deux pays « se déroule normalement », même si des mesures de sécurité ont été renforcées pour tranquilliser la population.
Suspension des vols La Junta de Aviación Civil (JAC) de la République dominicaine a annoncé mardi la suspension « avec effet immédiat » des opérations aériennes de passagers depuis et vers Haïti, en raison de la situation. Les opérations de fret depuis et vers cette destination ont également été suspendues, selon le président de cet organisme, José Ernesto Marte Piantini.

