14 janvier 2026
France | Corruption – L’ancien Président Nicolas Sarkozy voit sa peine de prison réduite à 6 mois en appel pour financement illégal de campagne
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France | Corruption – L’ancien Président Nicolas Sarkozy voit sa peine de prison réduite à 6 mois en appel pour financement illégal de campagne

Nicolas Sarkozy, ancien président de la France, a vu une cour d’appel confirmer sa condamnation pour financement illégal de campagne électorale, mais il a reçu une peine plus légère.

Une cour d’appel de Paris a confirmé mercredi la condamnation de l’ancien président Nicolas Sarkozy pour financement illégal de campagne électorale en 2021, mais a réduit sa peine d’un an à six mois avec un sursis de six mois supplémentaires.

L’avocat de M. Sarkozy, Vincent Desry, a immédiatement déclaré que M. Sarkozy ferait appel devant la plus haute cour de France. « M. Nicolas Sarkozy est totalement innocent », a-t-il déclaré. « Il a pris note de cette décision et a décidé de faire appel devant la Cour de cassation. »

L’appel pourrait prendre des années pour être résolu, garantissant que M. Sarkozy reste libre pour un avenir prévisible. La question de savoir s’il purgera un jour une peine de prison reste ouverte.

L’ancien président, connu pour son énergie inépuisable et son style direct, est sorti rapidement du tribunal sans répondre aux questions. Il a dirigé la France entre 2007 et 2012 et a parfois été surnommé « Sarko l’Américain » pour avoir initialement adopté des politiques de marché libre et une méritocratie axée sur le « faire » à une certaine distance des larges protections sociales du modèle français.

Bien que ses déboires judiciaires soient nombreux et variés, il est resté une figure politique importante, avec une certaine influence sur le président Emmanuel Macron, qui se tourne souvent vers le parti centriste Les Républicains de M. Sarkozy pour obtenir un soutien au Parlement.

Le verdict de mercredi portait sur l’affaire « Bygmalion », ainsi appelée parce que M. Sarkozy est accusé d’avoir fait appel à une société de relations publiques et de planification d’événements de ce nom pour cacher le véritable coût de sa campagne de réélection avortée en 2012. En vertu de la loi française, les dépenses lors des campagnes électorales sont plafonnées pour garantir une concurrence équitable.

Les procureurs ont soutenu que la société émettait de fausses factures pour dissimuler les dépassements de dépenses aux autorités politiques.

En 2021, il a été condamné dans une autre affaire pour corruption et trafic d’influence pour avoir tenté d’obtenir illégalement des informations auprès d’un juge à qui il avait promis des faveurs. Il a été condamné à trois ans de prison.

Cette peine a été confirmée en appel l’année dernière mais est en cours de réexamen sur l’appel supplémentaire de M. Sarkozy devant la Cour de cassation, ce qui signifie que l’ancien président a désormais deux affaires en attente devant la plus haute juridiction du pays.

M. Sarkozy est également accusé d’avoir financé en partie sa campagne présidentielle réussie de 2007 avec des fonds fournis par l’ancien régime de Mouammar el-Kadhafi en Libye. Ce procès devrait commencer début l’année prochaine.

Il fait également l’objet d’une enquête judiciaire préliminaire pour avoir reçu plus de 500 000 dollars d’une compagnie d’assurance russe en 2020. L’enquête vise à déterminer s’il s’agissait simplement de frais de consultation, ce qui serait légal, ou s’il s’agissait de lobbying pour le compte d’oligarques russes, ce qui ne serait peut-être pas légal.

M. Sarkozy, âgé de 69 ans, a toujours nié toute malversation et s’est présenté dans l’affaire de dépassement de dépenses comme étant bien trop occupé par les affaires du monde pour être conscient du coût des rassemblements, des systèmes de sonorisation et de l’éclairage dans une campagne électorale tourbillonnante.

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