Samedi 27 janvier 2024 ((rezonodwes.com))–La Defensoría del Pueblo a annoncé ce vendredi qu’au cours des deux premières semaines de l’année, pas moins de 15 588 migrants, de différentes nationalités incluant des Haïtiens, ont traversé la jungle frontalière entre la Colombie et le Panama, connue sous le nom de Darién.
Selon l’organisme, ce chiffre pourrait être encore plus élevé à la fin du mois par rapport à celui de janvier 2023, qui s’élevait à 24 634 personnes.
Le Defensor del Pueblo, Carlos Camargo, a exprimé sa profonde préoccupation, notamment concernant les 2 647 enfants qui ont traversé cette jungle inhospitalière entre le 1er et le 15 janvier. Cette situation expose les mineurs à divers dangers mettant en péril leur intégrité et leur vie.
Une évolution significative en ce début d’année 2024 est la hausse du nombre de migrants chinois traversant la jungle difficile. Leur nombre est passé de 409 en janvier de l’année précédente à 1 427 cette année, représentant ainsi une augmentation de 249 %. Ces migrants chinois occupent désormais la troisième position parmi les nationalités en transit, après le Venezuela et Haïti. Il est à noter que Haïti fait face à une situation extrêmement difficile, marquée par une violence des gangs « programmée ».
Les autorités locales et départementales nouvellement élues sont exhortées à clarifier leurs responsabilités envers la gestion du phénomène migratoire, soulignant l’importance de l’adhésion à leurs programmes gouvernementaux et plans de développement pour la période 2024-2027.
La Defensoría del Pueblo a également signalé que 520 085 migrants ont emprunté la voie irrégulière en 2023, soit une augmentation alarmante de 110 % par rapport à 2022, suscitant une inquiétude croissante au sein de l’organisme.
Le Venezuela reste le pays d’origine le plus fréquent parmi les migrants, avec 328 650 personnes ayant traversé la jungle du Darién l’année précédente, suivies de l’Équateur, de Haïti et de la Chine. Ces mouvements migratoires exigent une réponse régionale solide et efficace pour protéger les droits humains de cette population vulnérable.

