30 novembre 2025
Donald Trump condamné à payer 83,3 millions de dollars pour diffamation
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Donald Trump condamné à payer 83,3 millions de dollars pour diffamation

Une victoire judiciaire significative pour la journaliste E. Jean Carroll

Le 26 janvier 2024, un tribunal fédéral a condamné l’ancien président américain Donald Trump à verser 83,3 millions de dollars en dommages et intérêts à la journaliste E. Jean Carroll pour diffamation. Cette décision fait suite aux déclarations de Trump en 2019, où il affirmait ne pas connaître la journaliste et qualifiait ses accusations d’abus sexuel de fausses. Le jury, composé de sept hommes et deux femmes, a unanimement décidé que le candidat favori aux primaires présidentielles républicaines devait payer 18,3 millions de dollars pour les dommages et intérêts et 65 millions de dollars supplémentaires à titre de dommages punitifs. Des montants bien plus élevés que ceux envisagés initialement lors du procès.

Les réactions après le verdict

Après la lecture de la résolution dans la salle d’audience du 26e étage du tribunal du sud de Manhattan, E. Jean Carroll a étreint ses avocates, mais a refusé de faire des déclarations à la presse à sa sortie du tribunal. De son côté, Donald Trump, présent lors du dernier jour du procès, a qualifié le verdict de « totalement ridicule » sur sa plateforme Truth Social, affirmant qu’il n’y a plus de justice aux États-Unis et déclarant que le système judiciaire est défectueux et injuste.

C’est la deuxième victoire de Carroll

Il s’agit de la deuxième victoire de la journaliste E. Jean Carroll et de son avocate, Roberta Kaplan, contre Donald Trump. En mai dernier, un jury avait déjà condamné l’ancien président pour abus sexuel et diffamation, l’obligeant à verser 5 millions de dollars. Durant les deux semaines du procès actuel, Trump n’a cessé de nier connaître Carroll, qualifiant le procès de chasse aux sorcières. Certains de ses commentaires ont même été utilisés comme preuve par l’équipe légale de Carroll.

Enjeux financiers et impacts sur la carrière de Carroll

Dans leurs plaidoyers finals, les avocats de Carroll ont souligné que, pour un homme aussi attaché à l’argent que Trump, la seule façon de le dissuader de poursuivre ses attaques contre Carroll est de le confronter au paiement d’une somme « inhabituellement élevée ». La défense de Trump a argumenté que la carrière de Carroll avait déjà décliné au moment où elle a rendu public l’abus sexuel présumé, et que ses accusations ont en réalité ravivé sa notoriété.

Une décision qui suscite des débats sur la liberté d’expression et la responsabilité en ligne

Cette condamnation soulève des questions importantes sur la liberté d’expression et la responsabilité en ligne. Alors que Carroll affirme avoir perdu sa crédibilité et sa polyvalence en tant que chroniqueuse, Trump maintient que les accusations portées contre lui ont été la cause des attaques qu’elle a subies sur les réseaux sociaux. Les avocats ont tenté de dépeindre Carroll comme une personne « narcissique » et « auto-destructrice », en présentant des messages texte de l’amie de la journaliste, Carol Martin, à son cercle proche.

Cette condamnation marque une étape importante dans la bataille juridique entre E. Jean Carroll et Donald Trump. Les montants substantiels accordés par le jury reflètent l’importance accordée aux dommages causés à la réputation de la journaliste. La décision suscite également des réflexions sur les implications pour la liberté d’expression et la responsabilité en ligne dans un contexte où les personnalités publiques sont de plus en plus confrontées à des accusations et à des répercussions sur les médias sociaux.

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