La Cour suprême du Colorado a rendu une décision sans précédent en interdisant la candidature de l’ancien président Donald Trump aux primaires de l’État l’année prochaine. Cette décision, basée sur une disposition peu connue du 14e amendement de la Constitution américaine, fait suite à une action en justice portée par six électeurs du Colorado. La Cour a statué qu’en vertu de la section trois du 14e amendement, Trump est disqualifié de la fonction présidentielle, une conclusion saluée par le groupe de surveillance Citizens for Responsibility and Ethics in Washington.
La Cour a suspendu sa décision jusqu’au 4 janvier pour permettre d’éventuels appels, précisant que si l’affaire atteint la Cour suprême des États-Unis avant cette date, le Colorado devra inclure le nom de Trump sur le bulletin de vote en attendant une action de la Cour suprême.
Le porte-parole de la campagne de Trump, Steven Cheung, a critiqué la décision de la Cour suprême du Colorado, qualifiant le complot de « financé par Soros » et affirmant que la Cour suprême des États-Unis statuera en faveur de Trump. Alina Habba, avocate personnelle de Trump, a déclaré que la décision « attaque le cœur même de la démocratie de cette nation » et qu’elle sera renversée par la Cour suprême.
La décision de la Cour suprême du Colorado infirme une décision de juridiction inférieure, qui avait statué que Trump avait participé à une insurrection, mais que les présidents ne sont pas sujets à la Section 3 du 14e amendement. La Cour suprême de l’État a soutenu que Trump avait incité à la violence pour perturber le transfert pacifique du pouvoir, soulignant la nécessité de protéger la démocratie.
Cette affaire soulève des questions juridiques complexes et marque une nouvelle étape dans le paysage politique. La décision de la Cour suprême du Colorado, bien que controversée, met en lumière l’importance du respect des principes constitutionnels et de la responsabilité des élus.

