Alors que les Nations Unies peaufinent sa liste de sanctions relativement aux activités des gangs armés criminels et leurs sponsors en Haïti, suite au rapport accablant du groupe d’experts indiquant que Joseph Michel Martelly est l’un des principaux responsables des nombreux crimes, du chaos, de l’insécurité et de la descente aux enfers d’Haïti, le Conseil Permanent de l’organisation des États Américains (OEA) annonce pour ce mercredi 8 novembre une réunion du Conseil afin de pencher sur le projet de résolution devant « fournir une aide humanitaire, électorale, en renforcement de la démocratie, de protection des droits de l’homme et de développement intégrée à Haïti en collaboration avec la mission multinationale de soutien à la sécurité / et le groupe de personnes éminentes de la Caricom, « .
Le Conseil Permanent de l’OEA entend, entre autres décisions :
1. Continuer d’exhorter les États membres et les observateurs permanents à redoubler d’efforts pour prioriser, intégrer, faciliter [CAN : et fournir et coordonner l’assistance à Haïti, notamment par le biais du Groupe international de coordination de l’assistance à la sécurité] et d’encourager les États membres et les observateurs permanents , comme dans AG/RES. 3007 (LIII-O/23), pour contribuer, [ARG : avec leurs possibilités,] à travers la mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti, le personnel, l’équipement, la formation, les ressources financières et logistiques nécessaires et les contributions au mandat des Nations Unies Fonds fiduciaire multilatéral des Nations Unies (ONU) pour Haïti [CAN : ainsi que le Groupe international de coordination de l’assistance à la sécurité,] pour inclure, entre autres, l’assistance et les efforts visant à renforcer les capacités de la Police nationale haïtienne (PNH).
2. Encourager les États membres et les observateurs permanents à mettre en œuvre les mesures nationales appropriées pour contribuer à relever les différents défis de sécurité et de stabilité auxquels Haïti est confronté, conformément aux résolutions 2645 [DR : et 2653, et 2692] du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi qu’en vertu des à la Déclaration sur la sécurité dans les Amériques de 2003.
3. Appeler à la coopération et à la coordination hémisphérique pour prévenir et lutter contre les mouvements internationaux de bandes criminelles et le trafic illicite d’armes à destination et en provenance d’Haïti afin de contribuer à la stabilité et à la sécurité d’Haïti, conformément à la résolution 2653 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
4. Encourager tous les acteurs politiques en Haïti à s’engager dans des processus de dialogue et de négociation constructifs visant à parvenir à un cadre mutuellement acceptable de partage du pouvoir afin de renforcer la légitimité de toutes les initiatives en cours entreprises pour soutenir le développement démocratique et le redressement d’Haïti.
5. Encourager les États membres et les observateurs permanents, les organes subsidiaires de l’OEA et d’autres organisations internationales, y compris les institutions financières internationales, à redoubler d’efforts pour promouvoir le développement institutionnel, social et économique d’Haïti, afin de parvenir à une réduction de la pauvreté stable à long terme.
Nous publions l’intégralité dudit projet de résolution.
PROJET DE RÉSOLUTION VISANT A FOURNIR UNE AIDE HUMANITAIRE, ELECTORALE, DE RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE, DE PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME ET DE DEVELOPPEMENT INTEGREE A HAÏTI EN COLLABORATION AVEC LA MISSION MULTINATIONALE DE SOUTIEN A LA SECURITE / ET LE GROUPE DE PERSONNES EMINENTES DE LA CARICOM
(Convenu par le Groupe de travail lors de sa réunion tenue le 13 octobre 2023,
avec le coparrainage des missions permanentes des Bahamas, de la Barbade, du Belize, du Brésil, du Canada,
Chili, Costa Rica, Équateur, Jamaïque, Suriname, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago,
les États-Unis et l’Uruguay)
(Cette version comprend des commentaires supplémentaires des délégations de l’Argentine, du Canada, de la République dominicaine et du président du groupe de travail)
LE CONSEIL PERMANENT DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS,
RÉAFFIRMANT les principes consacrés dans la Charte de l’Organisation des États américains (OEA), en particulier ceux relatifs à la démocratie représentative, au développement, aux droits de l’homme, à la paix et à la sécurité ;
RÉAFFIRMANT ÉGALEMENT les préoccupations et les engagements exprimés dans la résolution AG/RES. 3007 (LIII-O/23) adoptée par l’Assemblée générale de l’OEA le 23 juin 2023, lors de sa cinquante-troisième Session ordinaire, appelant au rétablissement immédiat de la sécurité, au renforcement de l’aide humanitaire et au soutien à la protection des droits de l’homme et de la démocratie en Haïti. ;
CONSIDÉRANT l’aggravation continue de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme en Haïti [CAN : spécifiquement la violence sexuelle et basée sur le genre, [DR : et la violence contre les enfants et les adolescents], avec l’intensification des nombreux et nouveaux défis, tels que ainsi que les niveaux extrêmement élevés de violence des gangs et d’autres activités criminelles, ainsi que la récente augmentation du nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) que connaît la population d’Haïti ;
SOULIGNANT la nécessité d’une approche globale et collaborative pour faire face à la situation sécuritaire d’Haïti, car cela a un impact direct sur les efforts visant à faire face aux crises humanitaires, à respecter les droits de l’homme, à promouvoir le développement intégral, à préparer des élections inclusives, libres, équitables et crédibles, à permettre la transition démocratique, à -établir l’État de droit et faciliter la bonne gouvernance ;
SOULIGNANT ÉGALEMENT la nécessité de déployer des efforts plus larges pour s’attaquer durablement aux causes profondes de la crise multidimensionnelle en Haïti, qui émane de l’instabilité politique, institutionnelle et socio-économique et, à cet égard, réitérant son appel à la communauté internationale, y compris aux institutions financières internationales , pour renforcer le soutien à la réduction de la pauvreté et au développement économique, social et institutionnel à long terme en Haïti, même après le rétablissement de sa stabilité ;
RAPPELANT la nécessité d’inclure la dimension politique dans une solution durable à la crise multidimensionnelle actuelle en Haïti avec la participation et le consensus urgents et les plus larges possibles entre toutes les parties prenantes du processus politique haïtien, telles que le gouvernement, l’opposition, la société civile, la communauté, les organisations basées, y compris les organisations de femmes et de jeunes, ainsi que les secteurs privé et religieux ;
RAPPELANT ÉGALEMENT la lettre datée du 7 juin 2023 du Premier Ministre, du Conseil des Ministres et du Haut Conseil de Transition d’Haïti au Secrétaire Général des Nations Unies (ONU) renouvelant l’appel direct pour le déploiement d’une force internationale spécialisée et d’une assistance technique pour répondre la violence des gangs, ainsi que le rapport remis au président du Conseil de sécurité de l’ONU le 14 août 2023 par le secrétaire général de l’ONU (S/2023/596), qui détaille les options d’assistance internationale en matière de sécurité à Haïti ;
[ARG : PRENANT NOTE SALUANT] l’autorisation, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, d’une mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti, par le biais de la résolution 2699 du Conseil de sécurité de l’ONU sur « La situation en Haïti » du 2 octobre 2023, pour soutenir les efforts de la Police nationale haïtienne pour rétablir la sécurité en Haïti et créer des conditions de sécurité propices à la tenue d’élections inclusives, libres, équitables et crédibles et à la reconstruction des institutions démocratiques ;
[ARG : Prend note et se félicitant] ÉGALEMENT de l’offre du gouvernement du Kenya de diriger la mission MSS en Haïti, ainsi que des engagements pris par divers États membres de l’OEA de consacrer du personnel et d’autres formes de soutien à cet effort ;
RÉITÉRANT le rôle clé des pays de la région, tel qu’identifié par le Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que celui joué par les organisations internationales et régionales, y compris l’OEA, et la Communauté des Caraïbes (CARICOM), en particulier le rôle clé de l’Eminent CARICOM Persons Group et d’autres partenaires internationaux, y compris des observateurs permanents, pour faciliter le dialogue politique ;
RÉITÉRANT ÉGALEMENT le rôle important et de longue date des États membres de l’OEA, du Secrétariat général et de la communauté internationale, en appui au Gouvernement et la population d’Haïti, en fournissant [CAN : coordonnée] une assistance en matière de sécurité [CAN :, qui englobe le secteur de la justice,] et notamment par l’intermédiaire du Groupe international de coordination de l’assistance [CAN : sécurité] à la Police nationale haïtienne, et en mettant en œuvre des mesures récentes, conformément aux résolutions 2653 [,CAN : 2664] et 2699 du Conseil de sécurité de l’ONU ;
RECONNAISSANT l’importance de la collaboration du Secrétariat général de l’OEA et des États membres avec l’ONU et le gouvernement d’Haïti pour faire progresser et mettre en œuvre le mandat du MSS au moyen de contributions d’assistance à la sécurité, en gardant à l’esprit que le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les États membres à participer à le MSS doit respecter strictement toutes les obligations applicables en vertu du droit international, y compris le droit international des droits de l’homme, le cas échéant ;
RECONNAISSANT ÉGALEMENT que le Conseil de sécurité des Nations Unies a déterminé que la situation en Haïti continue de constituer une menace à la paix et à la sécurité internationales ainsi qu’à la stabilité de la région ; et
RECONNAISSANT les efforts continus de nombreuses organisations nationales et internationales, telles que le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), pour répondre aux besoins alimentaires, sanitaires et autres besoins humanitaires de la population haïtienne,
DÉCIDE :
1. Continuer d’exhorter les États membres et les observateurs permanents à redoubler d’efforts pour prioriser, intégrer, faciliter [CAN : et fournir et coordonner l’assistance à Haïti, notamment par le biais du Groupe international de coordination de l’assistance à la sécurité] et d’encourager les États membres et les observateurs permanents , comme dans AG/RES. 3007 (LIII-O/23), pour contribuer, [ARG : avec leurs possibilités,] à travers la mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti, le personnel, l’équipement, la formation, les ressources financières et logistiques nécessaires et les contributions au mandat des Nations Unies Fonds fiduciaire multilatéral des Nations Unies (ONU) pour Haïti [CAN : ainsi que le Groupe international de coordination de l’assistance à la sécurité,] pour inclure, entre autres, l’assistance et les efforts visant à renforcer les capacités de la Police nationale haïtienne (PNH).
2. Encourager les États membres et les observateurs permanents à mettre en œuvre les mesures nationales appropriées pour contribuer à relever les différents défis de sécurité et de stabilité auxquels Haïti est confronté, conformément aux résolutions 2645 [DR : et 2653, et 2692] du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi qu’en vertu des à la Déclaration sur la sécurité dans les Amériques de 2003.
3. Appeler à la coopération et à la coordination hémisphérique pour prévenir et lutter contre les mouvements internationaux de bandes criminelles et le trafic illicite d’armes à destination et en provenance d’Haïti afin de contribuer à la stabilité et à la sécurité d’Haïti, conformément à la résolution 2653 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
4. Encourager tous les acteurs politiques en Haïti à s’engager dans des processus de dialogue et de négociation constructifs visant à parvenir à un cadre mutuellement acceptable de partage du pouvoir afin de renforcer la légitimité de toutes les initiatives en cours entreprises pour soutenir le développement démocratique et le redressement d’Haïti.
5. Encourager les États membres et les observateurs permanents, les organes subsidiaires de l’OEA et d’autres organisations internationales, y compris les institutions financières internationales, à redoubler d’efforts pour promouvoir le développement institutionnel, social et économique d’Haïti, afin de parvenir à une réduction de la pauvreté stable à long terme, [DR : et le renforcement et le respect de tous les droits de l’homme.]
6. De charger le Secrétariat général, par l’intermédiaire du Secrétariat à la sécurité multidimensionnelle (SMS), en coordination avec d’autres secrétariats et entités concernés de l’OEA, le Bureau de l’OEA en Haïti et d’autres mécanismes de coordination de l’assistance à la sécurité établis, de faciliter la coordination et la collaboration avec le MSS dans Haïti sur l’assistance technique et financière fournie par les États membres de l’OEA et les observateurs permanents pour les initiatives déjà en cours visant à renforcer la police de proximité et à réduire la violence communautaire, y compris la violence sexuelle et sexiste, ainsi qu’à renforcer les capacités institutionnelles des autorités et agences haïtiennes pour lutter contre les activités illicites. le trafic d’armes, la criminalité transnationale organisée, la cybercriminalité, la corruption, le blanchiment d’argent, le terrorisme et les effets du problème mondial de la drogue en Haïti, le cas échéant, y compris le renforcement du secteur judiciaire et conformément à l’actuel Mémorandum d’accord entre le Secrétariat général de l’OEA et la PNH, à travers :
a. mise en œuvre des engagements et des dispositions pertinents de la Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de munitions, d’explosifs et d’autres matériels connexes (CIFTA); à travers le Programme d’Assistance et de Contrôle des Armes et Munitions (PACAM) ;
b. mise en œuvre des programmes pertinents et demandés gérés par le SMS à travers tous ses départements, le Secrétariat exécutif du Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE), le Secrétariat exécutif de la Commission interaméricaine de contrôle de l’abus des drogues (CICAD), le Département des affaires publiques Sécurité (DPS) et le Département de lutte contre la criminalité transnationale organisée (DTOC) ; et
c. coordination et collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Centre régional des Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes (UNLIREC) et l’Agence de mise en œuvre de la CARICOM pour la criminalité et la sécurité (IMPACS), y compris le soutien à l’élaboration par Haïti d’une stratégie nationale sur les armes à feu et la mise en œuvre de la feuille de route pour la mise en œuvre des actions prioritaires des Caraïbes sur la prolifération illicite des armes à feu et des munitions dans les Caraïbes de manière durable d’ici 2030.
7. De charger le Secrétariat général, par l’intermédiaire du Secrétariat pour le renforcement de la démocratie (SSD) [CAN : et du Secrétariat aux affaires continentales (SHA)], en coordination avec d’autres Secrétariats et entités concernés de l’OEA, ainsi que le Bureau de l’OEA en Haïti :
a. coordonner, collaborer avec et compléter les efforts du Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM dans la médiation du dialogue, la construction d’un consensus politique et la préparation d’élections tardives, à travers la création d’une mission conjointe OEA-CARICOM de renforcement des élections et de la démocratie, comme demandé dans la résolution AG/RES. . 3007 (LIII-O/23) ;
b. faciliter la fourniture d’une assistance pour les aspects infrastructurels, juridiques, sécuritaires et techniques de la préparation d’élections inclusives, libres, équitables et crédibles, ainsi que de la transition démocratique en Haïti, dès que les conditions le permettront ;
c. faciliter le renforcement technique, technologique et infrastructurel des capacités de l’Office National d’Identification Haïtien (ONI) ; [CAN : à travers le projet actuel d’identification de l’OEA mis en œuvre par le Programme d’identité civile universelle dans les Amériques (PUICA)], et,
d. permettre aux deux organisations régionales de rendre compte régulièrement des développements sur le terrain en Haïti.
8. De charger le Secrétariat général, par l’intermédiaire du Secrétariat pour l’accès aux droits et à l’équité (SARE), en coordination avec d’autres Secrétariats et entités concernés de l’OEA, ainsi que le Bureau de l’OEA en Haïti, de faciliter la coordination pour la fourniture continue d’une assistance technique et financière par Les États membres de l’OEA et les observateurs permanents pour les initiatives déjà en cours visant à respecter les droits de l’homme, en mettant l’accent sur les droits des enfants, des femmes et des filles, ainsi que sur la prévention et la réponse centrées sur les victimes à la violence sexuelle et basée sur le genre, [DR : et à la violence contre d’autres groupes en situation vulnérable,] à travers, entre autres :
a. accroître la capacité institutionnelle des autorités haïtiennes et des agences publiques à répondre aux besoins humanitaires ;
b. des consultations en cours avec des partenaires internationaux, régionaux et locaux déjà engagés dans la fourniture d’une aide humanitaire en Haïti, tels que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCR), la Fondation panaméricaine de développement (PADF), le Programme alimentaire mondial (PAM), entre autres, et promouvoir la coopération régionale pour la protection des populations déplacées en coopération avec des mécanismes tels que le Cadre global pour la protection et les solutions (MIRPS), entre autres ; et
c. plaider pour le soutien aux activités humanitaires des organisations locales en Haïti, y compris les ONG et entités confessionnelles et religieuses.
9. De charger le Secrétariat général, par l’intermédiaire du Secrétariat exécutif au développement intégré (SEDI), en coordination avec d’autres secrétariats et entités concernés de l’OEA, ainsi que le Bureau de l’OEA en Haïti, de faciliter la coordination entre les États membres, les observateurs permanents et les partenaires de la société civile de l’OEA, et d’autres organisations internationales, y compris les institutions financières internationales, afin de promouvoir le développement intégral d’Haïti et de répondre aux priorités immédiates en matière d’aide humanitaire en matière d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, de santé et de déplacement interne, notamment :
a. le renforcement des capacités institutionnelles des autorités haïtiennes, des institutions gouvernementales et des agences publiques ;
b. le développement des capacités en matière de gestion des risques de catastrophe, y compris la prévention, la préparation, la réponse et le relèvement ;
c. le développement d’infrastructures énergétiques propres, abordables et durables, favorisant la croissance économique et la création d’emplois à long terme ;
d. renforcement des capacités des principales parties prenantes du gouvernement, du secteur privé et du monde universitaire en matière d’innovation, d’entrepreneuriat et de développement économique inclusif ;
e. une résilience accrue des structures de santé essentielles, telles que les hôpitaux et les services d’urgence, notamment pour leur fonctionnement dans les situations de crise ; et
F. offre continue de bourses et d’autres opportunités académiques pour les étudiants haïtiens, en adaptant, si nécessaire, les programmes existants à la crise haïtienne actuelle.
[ARG 9 bis. Exhorter les États membres, les agences et organisations internationales à veiller à ce que l’aide humanitaire fournie à Haïti soit conforme aux principes de la Charte de l’OEA, est à la demande de l’État, en étroite collaboration avec les autorités compétentes, et régi par le droit international des droits de l’homme, le droit international humanitaire et les principes directeurs de l’assistance humanitaire internationale d’humanité, de neutralité, d’impartialité, et l’indépendance opérationnelle, telle que contenue dans les résolutions 46/182 et 58/114 de l’Assemblée générale des Nations Unies.]
10. De charger le Représentant spécial du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, avec le soutien du Bureau de l’OEA en Haïti à travers sa coordination avec le MSS et le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), de faciliter le partage d’informations et la mise en réseau nécessaires. et l’intégration des efforts, y compris par des mises à jour régulières concernant la mise en œuvre des projets de coopération de l’OEA, pour garantir que l’assistance fournie par les États membres de l’OEA, les observateurs permanents et le Secrétariat général soit complémentaire et évite la duplication des travaux entrepris par les organismes internationaux, régionaux et partenaires sous-régionaux en Haïti, et d’informer périodiquement le Groupe de travail des activités de l’OEA sur le terrain et de l’évolution de la situation en Haïti.
11. De demander au Secrétariat général de fournir le soutien technique, administratif et financier nécessaire au Groupe de travail sur Haïti pour remplir les mandats qui lui sont assignés, sur la base des ressources disponibles et des contributions volontaires spécifiques.
12. De demander au Groupe de travail sur Haïti de continuer à [PRÉSIDENT : suivre la mise en œuvre des mandats attribués au Secrétariat général de l’OEA, aux agences et entités et au Bureau de l’OEA en Haïti dans la présente résolution, et de continuer à] maintenir le Conseil permanent mis à jour sur les développements de la crise multidimensionnelle actuelle en Haïti, y compris comme mandaté dans la résolution CP/RES. 1214 (2414/23).

