L’administration de Donald Trump a consacré plus de 40 millions de dollars en 2025 à l’expulsion de quelques centaines de migrants vers au moins vingt pays tiers, selon un rapport des démocrates de la commission des relations étrangères du Sénat des États-Unis.
Le document dénonce des accords financiers jugés opaques avec plusieurs gouvernements étrangers afin d’institutionnaliser le renvoi de migrants vers des pays dont ils ne sont pas originaires. Cinq États – le Salvador, la Guinée équatoriale, le Rwanda, l’Eswatini et les Palaos – auraient reçu à eux seuls 32 millions de dollars. Environ 250 migrants vénézuéliens ont notamment été envoyés au Salvador, dans la prison de haute sécurité CECOT.
Les démocrates critiquent un manque de suivi quant à l’utilisation des fonds et au respect des droits fondamentaux des expulsés. Ils soulignent également que plus de 7 millions de dollars ont été consacrés aux seuls vols d’expulsion vers dix pays tiers.
L’administration défend une stratégie nécessaire face au refus de certains pays de reprendre leurs ressortissants, affirmant agir pour la sécurité nationale. Mais plusieurs recours judiciaires ont déjà freiné cette politique, un juge fédéral ayant ordonné le retour de certains expulsés vénézuéliens aux États-Unis.

