L’Edito du Rezo
« La politique est l’art de l’intérêt, et tout ce qui la contrarie ne peut être que mal ou absurde. » – Voltaire
Les intérêts personnels et l’opportunisme politique ont pris le pas sur l’engagement envers le bien-être de la nation.
La scène politique haïtienne est un théâtre complexe où les alliances politiques, parfois contre-nature, jouent un rôle prépondérant dans la dynamique politique du pays. Ces alliances, souvent dictées par des intérêts personnels et éphémères, peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur la stabilité et le développement d’Haïti.
L’histoire politique d’Haïti est marquée par une série d’alliances politiques surprenantes – PHTK-Lavalas-Tèt Kale2… – qui ont souvent été motivées par la soif du pouvoir et l’appétit pour les ressources du pays. Comme le souligne le philosophe politique Machiavel, « La fin justifie les moyens », et cela semble être la maxime qui guide de nombreuses figures politiques haïtiennes. Les alliances forgées sans véritable cohérence idéologique ou programme politique commun conduisent souvent à l’instabilité et à l’éventuelle inaction gouvernementale.
Dans ce contexte, la citation de George Washington prend tout son sens : « Les partis politiques sont le poison de la démocratie. » Les alliances politiques opportunistes fragmentent la scène politique, créent des tensions et sapent la capacité d’un gouvernement légitime à agir de manière décisive pour le bien du pays. L’intérêt personnel l’emporte souvent sur l’intérêt national, plongeant Haïti dans un cycle de crise politique récurrente.
L’un des exemples les plus frappants de cette réalité politique haïtienne avec des acteurs « woule’m de bò » est l’alliance éphémère entre des factions apparemment opposées pour renverser le statu quo et chasser le premier ministre de facto Ariel Henry de la Primature. Cette dynamique est résumée par la citation de Jean-Jacques Rousseau : « Les révolutions sont le plus grand mal qui puisse arriver aux États. » Les alliances contre-nature visant à renverser le pouvoir en place sont souvent suivies d’une période d’instabilité prolongée, laissant le pays dans l’incertitude.
En conclusion, la situation politique en Haïti est marquée par des alliances contre-nature de deux côtés du spectre politique. D’une part, ceux qui ont rejoint Ariel Henry pour signer des accords mort-nés, motivés uniquement par la satisfaction de leurs intérêts personnels. D’autre part, ceux qui se sont regroupés pour s’opposer au chef du gouvernement nommé par un tweet, formant ainsi une coalition hétéroclite. Ce qui est particulièrement troublant dans cette deuxième alliance, c’est la présence d’acteurs qui soutiennent, à l’instar d’Ariel Henry, la violation de la Constitution par le biais d’un referendum illégal et douteux.
Cette fragmentation politique et ces alliances opportunistes ne font qu’aggraver l’instabilité en Haïti. Pour que le pays puisse progresser, il est essentiel que les acteurs politiques mettent de côté leurs intérêts personnels et s’engagent dans des alliances basées sur des principes démocratiques solides et le respect de la Constitution. Comme le dit le dicton, « Unis nous sommes plus forts. » Haïti a besoin de cette unité pour surmonter ses défis et bâtir un avenir meilleur pour son peuple, en évitant les chemins périlleux de la politique des alliances contre-nature.

