12 juillet 2024
Me. Delorme | La médisance : ennemi de la communication et des relations humaines
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Me. Delorme | La médisance : ennemi de la communication et des relations humaines

La médisance, une pratique nuisible à éradiquer : une étude sur les conséquences négatives de la pratique de la médisance sur les relations humaines, et la nécessité d’adopter une communication constructive et respectueuse.

par Me. Delorme

Mardi 2 mai 2022 ((rezonodwes.com))–

L’être humain regarde avec ses yeux. Il touche avec ses mains. Il écoute avec ses oreilles. Pour communiquer oralement, il le fait avec sa langue. Juste avant de se lancer dans une conversation ou dans l’élaboration d’un message quelconque, il est de bon ton de réfléchir à ce que sa langue va dire.  Parfois, à vouloir trop s’intéresser du ménage qui n’est pas fait chez les autres, nous tombons dans les filets de la médisance, voire dans la calomnie.

Les dangers de la médisance

C’est quoi la médisance ?

La médisance est le fait d’énoncer des choses négatives sur une personne quand elle est absente. En revanche, la calomnie qui est considérée comme sa sœur, n’est autre que des révélations mensongères avancées sur quelqu’un. Ces deux vilaines dames sont, en général, des produits de l’égoïsme. Raffaelle LOVINO disait que : « J’aime des gens qui pour briller, n’éteignent pas les autres ».

Pour parler de médisance, il faut qu’il y ait au moins deux personnes. L’une qui émet le message et l’autre qui l’écoute. A vrai dire, tout le monde, un jour ou l’autre, a été touché par ce fléau soit en qualité de ‘victime’, soit en qualité  de ‘bourreau’. C’est pourquoi, si vous voulez que la médisance se mette à courir, ne lui mettez pas de chaussures. Jules FIAUX l’a bien compris en déclarant que : « Fuis les médisants si tu ne veux pas leur servir de pâture ».

Chers amis lecteurs, nous sommes créés pour vivre ensemble. Les relations humaines comptent. Personne sur cette terre ne peut l’écarter. Il serait donc opportun de mettre un terme à cette mauvaise pratique que représente la médisance, pratique qui souvent, nous divise avec nos proches. Nicolas BOILEAU ose dire : « Le mal qu’on dit d’autrui ne produit que du mal ».  

En outre, le genre humain a tendance  à proférer des propos faciles. Parler sans réfléchir constitue un océan d’erreurs. Parler est l’action la plus aisée parmi bien d’autres possibles. Il est crucial de ne pas jouer avec les mots car, ces derniers peuvent nous élever ou nous abaisser. La fantaisie à ce stade n’est jamais une bonne conseillère. Nos propos peuvent nous acquitter ou nous condamner.  André MAUROIS recommande qu’«Il faudrait s’imposer cette règle : Ne jamais répéter un propos malveillant sans en avoir vérifié le contenu ».

La médisance est un mauvais virus. Ce virus, quand il est présent, sépare les êtres humains et ronge les relations. Partout, il bombe son torse ; il pointe son nez afin de diviser mêmes les intimes. Il est bon de le détecter très tôt et de trouver les remèdes appropriés pour l’éradiquer. Platon écrivait que : « Je ferai taire les médisants en continuant de bien vivre, voilà le meilleur usage que nous puissions faire de la médisance ».

Par ailleurs, il va sans dire que la médisance ne rapporte absolument rien. Si quelqu’un ne détient pas assez de courage pour se présenter devant une personne pour discuter d’un fait, qu’il se taise. Ce n’est pas nécessaire de médire. Tout doit être réglé avec la personne concernée. Parler dans le dos de quelqu’un n’est jamais efficace. Au contraire, le temps est perdu, les énergies sont gaspillées et en bout de ligne, le souci reste et demeure. Anthony De MELLO fait remarquer que : « Ce que les gens disent de vous, en dit plus long sur eux que sur vous ».

La prise de conscience nécessaire pour abandonner la médisance

Oui, une prise de conscience doit être effectuée chez l’être humain en vue d’abandonner la médisance. Sa pratique ne conduit à aucun succès. Ne restez pas derrière le dos des autres. Vous méritez mieux. Optez pour le face à face, les échanges, le dialogue franc. Nathy CABELL a déclaré que : « Au lieu de parler des autres, nous gagnerons bien plus en parlant avec les autres. Colporter appauvrit. Echanger enrichit ».

De plus, les gens matures et sages savent que rien n’est facile, rien n’est assuré sur cette planète. C’est pour cette raison qu’en général, ils gardent le silence et ils évitent de se mêler des affaires des autres. Ils comprennent la fragilité de la vie et qu’ici-bas, tout est bancal. Ils comprennent que la prudence est de rigueur. La maturité permet de comprendre que la communication, qu’elle soit orale ou écrite, doit être délivrée avec beaucoup d’humilité. Robert GREENE nous a donné le conseil suivant : « Ne perdez jamais un temps précieux ou la tranquillité d’esprit sur les affaires d’autrui, c’est un prix trop élevé à payer ».

Chers tous, ne laissez pas l’envie, la jalousie, l’orgueil vous salir. Nous avons tous un talent. Nous avons tous une place sur cette galaxie. N’accordez à personne le privilège de vous subjuguer par sa présence. Si l’échec est fondateur, la médisance ne l’est pas. La médisance est plutôt un frein. Beaucoup de personnes stagnent parce qu’elles ont peur des critiques négatives des autres. La bouche est faite pour bénir et non pour médire. Nelson MANDELA pense que : « Médire en parlant des autres est certainement un vice ; quand on parle de soi, c’est une vertu ».

La médisance et la calomnie : deux fléaux à éviter

La médisance et la calomnie sont des enfants de l’émotion non contrôlée. Aussi doivent-elles être démasquées à tout prix. Pour l’heure, le dénigrement se fait partout. Cela se passe même à travers le numérique. Oui, il existe de la médisance virtuelle, hélas ! A ce stade, un effort collectif devrait se faire pour contrer cette tendance. Gabriel HANOTAUX sans vouloir faire de pirouette, a avancé ce qui suit : « Si tout le monde savait ce que tout le monde dit de tout le monde, personne ne parlerait à personne ».

En définitive, je terminerai ce texte en paraphrasant Simone de BEAUVOIR : « On ne naît pas médisant, on le devient ». Cela sous-entend qu’en tant qu’être humain, nous pouvons éduquer notre cœur afin de ‘comprendre’ au lieu de ‘médire’. Tout le monde peut être en mesure de fermer la porte au nez de la médisance. Il est nécessaire d’apprendre à fuir l’entourage médisant. Apprendre à crier ‘au secours’ face à la médisance. L’être humain doit faire de son possible pour résister à la médisance et la déchausser !

Bon courage !

Bonne lecture !

Me. Guirlaine DELORME, AV

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