4 avril 2026
Les 100 jours sanglants de l’Accord Tonton Nwèl d’Ariel
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Les 100 jours sanglants de l’Accord Tonton Nwèl d’Ariel

L’Artibonite, le grenier à blé d’Haiti, gémit sous la coupe des malfrats opérant en toute impunité en attente de leur reinsertion pour se constituer eux aussi en des gangs à cravate.

Vendredi 31 mars 2023 ((rezonodwes.com))– La troisième phase du pouvoir Tet Kale 3 d’Ariel Henry, lancée le 21 décembre dernier, est plus dévastatrice et plus sanglante que toutes les périodes noires que la nation a du traverser depuis le départ du régime criminel des Duvalier.

L’accord Tonton Nwèl du 21 décembre 2022, qui fait suite à l’accord du 11 septembre et à l’utilisation illégale de l’article 149 de la constitution de 1987, le 21 juillet, pour faire hériter le nouveau Doc Mengele du pouvoir, n’a apporté que pleurs, désolation et désespoir pour la population haïtienne.

Propulsé à la tête d’Haïti par la communauté internationale, Dr Ariel Henry, a refilé, sans remord et sans vergogne, le contrôle du pays aux gangs criminels qui pillent, tuent, volent et violent en toute impunité et en toute inquiétude.

La dégradation rapide du contexte géopolitique et socio-économique en Haïti est marquée par une violence généralisée, durant les trois derniers mois, a reconnu l’ONU, tout en continuant à supporter le champion de l’immobilisme qui a même fui le local de la Primature au Bicentenaire, considéré comme un territoire perdu, laissé aux bons soins des bandits du Village de Dieu.

Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU dénonce une extension et une intensification de la violence liée aux groupes armés qui étendent actuellement leur influence sur environ 80% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le département de l’Artibonite, le grenier à blé du pays, gémit également sous la coupe des malfrats alors que Dr Henry, originaire de ce département, se contente de dilapider, de concert avec ses alliés du SDP, Fusion, Inite et autres, les milliards de gourdes du trésor public sans égard pour le peuple qui souffre.

L’impact de cette violence armée sur la population, se lamente OCHA, a atteint un niveau sans précédent, avec plus de 5,2 millions d’Haïtiens et d’Haïtiennes (près de la moitié de la population) ayant besoin d’une aide humanitaire.

Les enlèvements font désormais partie de la vie quotidienne des Haïtiens et Haïtiennes, tout comme les coupures d’électricité, les pénuries de carburant, les montagnes de déchets dans les rues, les vols et les attaques à main armée, ainsi que de nombreuses violations des droits fondamentaux tels que l’accès à l’éducation et à la santé.

Entre le 1er janvier et le 15 mars 2023, au moins 277 personnes ont été enlevées. La violence associée aux groupes armés a également entraîné la mort d’au moins 531 personnes et en a blessé 300 autres. 

Les déplacements internes liés à la violence sont également en augmentation, avec un total estimé à plus de 136 500 personnes déplacées à la fin du mois de mars 2023, deux fois plus qu’en 2021, selon l’OIM. 

Par ailleurs, l’accès aux soins de santé est menacé dans de nombreuses régions du pays. Ainsi, Médecins Sans Frontières a été contraint de fermer temporairement son hôpital à Cité Soleil le 9 mars (avec une réouverture des services d’urgence ambulatoires le 22 mars). 

Le personnel de santé est victime de nombreux cas d’enlèvements. Selon l’Association Médicale Haïtienne, pas moins de 20 médecins ont été enlevés au cours de l’année 2022 ; on en dénombre déjà 10, rien que durant ces dernières semaines.

Comme dit le dicton,  »Pourquoi changer une équipe qui gagne? »

Vive le roi Ariel… et sa suite!

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