24 mars 2026
Tension : tirs nourris et des blessés signalés au Champs-de-Mars et à Bel-Air
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Tension : tirs nourris et des blessés signalés au Champs-de-Mars et à Bel-Air

Plusieurs cas de blessés par balles dont celui de Sofia Duverner, fiancée d’un journaliste de Radio Megastar, ont été signalés, mardi à la suite des mouvements de tension liés à des détonations d’armes automatiques qui ont résonné dans le centre-ville de Port-au-Prince et dans d’autres quartiers de la capitale.

Mardi 28 février 2023 ((rezonodwes.com))–

 Les premières alertes ont été données au Champs-de-Mars au moment où des citoyens ont du presser le pas pour se mettre à l’abri de la violence armée éclatée, mardi au centre-ville de Port-au-Prince. Des détonations à l’arme automatique ont retenti dans l’environnement du Palais national et une vive tension a régné dans l’historique quartier du Bel-Air.

Le bilan des personnes touchées par balles reste à établir. Cependant, il est rapporté que Sofia Duverner, fiancée d’un journaliste de radio Mégastar a été touchée au bras. Dans le même registre, des capsules audiovisuelles virales sur des réseaux sociaux font état d’une demi douzaine de blessés, touchés de balles perdues.

Selon des témoins, des hommes armés du gang « Krache dife » ont tenté d’assiéger le quartier du Bel-Air. Des maisonnettes ont été incendiées dans le voisinage de l’Église Notre dame du Perpétuel Secours, dans la périphérie de « Nèg Mawon », rapportent des sources. En réaction, des civils armés ont riposté dans l’objectif de repousser l’assaut de leurs agresseurs.

Au Bel-Air, les premières offensives du gang « Krache dife » contre la population civile ont été actées dans la soirée du lundi avec des attaques commandées et l’écho des tirs sporadiques qui terrifiaient les résidents. Les réactions d’un natif du Bel-Air qui crachait sa colère contre la gouvernance d’Ariel Henry résumaient l’exaspération d’une communauté livrée à elle-même.

À Bas-Delmas, au Boulevard La Saline, au Boulevard Harry Truman, au Boulevard Jean-Jacques Dessalines, à Rue des Césars, à Rue Saint-Martin, à Sanfil, la tension est montée d’un cran. Des crépitements automatiques ont troublé l’ordre public, a-t-on constaté. La présence policière, insignifiante, dans les quartiers concernés par les violences armées n’a fait que renforcer l’inquiétude de la population.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

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