Mirlande Manigat dans l’œil de la géopolitique empreinte de pharisaïsme : la récidive d’une maudite bénédiction

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Mirlande Manigat aurait-elle accepté volontiers une invitation tardive à un diner de cons pour se faire à nouveau ridiculiser dans un projet opaque d’un Haut conseil de Transition pro PHTK conçu en dehors d’un consensus politique valide? La présidente d’honneur du RDNP aurait-elle oublié que la communauté internationale est un caméléon indompté qui sait mordre en traître ses propres mercenaires ? « Fool me one, shame on you; fool me twice, shame on me »!

Madame Manigat est suffisamment chevronnée pour déceler que la communauté internationale poursuit le même objectif luciférien : celui de s’ingérer dans les élections en Haïti afin d’imposer des crapules politiques faciles à manipuler. La même ritournelle. Des années plus tard, ce serait encore ce corps perfide entêté à introniser des leaders nuls et corrompus aux postes clés qui les taxerait de dealers et de criminels. Cartes d’expulsion et de sanction le Canada et les USA brandiront contre ces dealers qu’ils parrainent avant de confisquer leurs biens et leur argent extorqué du trésor public haïtien qu’ils auraient déposés en des paradis fiscaux. Haïti en sortirait toujours le dindon de la farce.

Pas la peine de posséder les prodigieuses aptitudes de Joseph ou de Nostradamus pour prédire sans risque de se tromper la naissance d’un petit monstre issu du mariage indécent Core-Group, PHTK-Fusion-SDP. Le projet des élections émaillées d’ingérence interpelle la présence d’une personnalité dotée d’un minimum de crédit moral adéquat. Les artisans du chaos prémédité ont alors invoqué sainte Mirlande à titre d’arbitre « impartial » qui accorderait une certaine crédibilité à un match que l’on sait truqué à l’avance, au détriment de la stabilité d’Haïti.

En politique ou à tout autre secteur de la vie, lorsque les prémisses ne changent pas, la conclusion demeure toujours identique. Je suis sidéré de voir qu’une femme qui a activement vécu la politique en Haïti au cours des trente dernières années puisse se jeter à l’abattoir de manière si naïve. Révocation et installation de ministres en dehors d’aucune consultation politique, nomination en bandit d’un président de la cour de cassation, désignation manu militari de représentants d’un conseil de transition pour plus tard monter un CEP contesté avant la lettre, l’Apredye du PHTK a été remplacé par un Superdye patroné par Helen Lalime. Toutes les pièces bricolées par Ariel Henry suggèrent un cocktail explosif en 2023. Il n’y a pas moyen d’assurer la confiance entre les acteurs politiques ni au sein de la population quand des projets de société s’exécutent en dehors des normes.

Nous ne devons point réitérer ces pratiques de chronophagies budgétivores analogues au projet monomane du référendum bancal au profit des dilapidateurs du PHTK qui avait mobilisé en vain tellement de ressources humaines et financières. Haïti doit éviter ce gaspillage de temps et d’argent qui accoucherait des contestations et des exaspérations populaires. Dans cette privation sociale engendrée par le vide politique abyssal, aucune élection n’est possible sans un consensus politique valable ni avec la domination de cette fédération de gangs détraqués encensée par Helen Lalime. L’éradication des gangs devait signifier automatiquement la résiliation du contrat de ce Binuh tout nu dans la promotion de la criminalité.

Le déclic vers un regain de confiance politique passe par une transition de rupture à piloter par une masse critique de citoyens crédibles, exempts de tout soupçon de corruption et de criminalité. De surcroît, les têtes devant être responsables des projets d’envergure au pays dont la dégangstérisation puis les élections honnêtes, doivent pouvoir tenir leurs colonnes vertébrales idoines face au Core-Group indésirable.  Par souci de ne pas les exposer à des lynchages, l’on ne saurait les citer. Mais, nous savons clairement qu’Haïti dispose d’une pléthore de personnalités honnêtes et compétentes au bercail et à la diaspora disposées à se mettre au service de la patrie. Pour permettre à Haïti d’emprunter la trajectoire de la stabilité et du développement, c’est vers ce processus de mettre le scientifique au service du politique que la société doit converger.

Cette tache ardue de réaliser des élections crédibles ne peut être attribuée au neurochirurgien Ariel Henry inculpé dans la mort du président Moïse et qui est un serviteur zélé du PHTK entre les mains du Core-Group et de Michel Martelly. Pire qu’Opont et Préval en 2011, Ariel et son président de CEP obéiraient tête baissée aux quatre volontés maléfiques des faux-amis d’Haïti. Par sa connexion servile avec le PHTK, par sa nomination cavalière par le Core-Group condescendant et en raison de sa suspicion dans le magnicide du 7 juillet 2021, Ariel Henry n’inspire aucune confiance à la société. Haïti ne doit plus tuer le temps en des procrastinations interminables.

Deux fois seraient coutume

À un attrape-nigaud aux élections présidentielles de 2011, la secrétaire générale de la RDNP avait stupidement validé un deuxième tour déloyal où elle devait affronter Michel Martelly. Qui pourrait vaincre un poulain désigné d’office pour être accouché d’une fraude électorale par le laboratoire d’une communauté internationale perfide qui baise Haïti à la Judas Iscariote ? Dommage que l’ambition électoraliste de Mirlande Manigat avait bouché son esprit de discernement qui devait plutôt lui indiquer que son pari de damer le pion à Martelly serait perdu d’avance.

L’éviction inopinée du candidat soutenu par le président en fonction participait déjà d’un deal souterrain qui renforçait le doute de certains acteurs politiques. La candidate du RDNP était dialectiquement désarmée au cours de cette émotion charriée par la promesse d’ivrogne des bluffeurs de la communauté internationale. Sinon, Mirlande Manigat devait invoquer la logique pour déduire si René Préval avait accepté de trahir son propre filleul, ce n’est définitivement pas l’épouse de son rival de 2006 qu’il défendrait au risque de son exil ou de la déportation de sa famille des États-Unis, n’est-ce pas sénateur Lambert ?

Une pilule toxique douce préparée au laboratoire de l’ingérence piloté par Edmond Mullet a été inoculée à madame Manigat à travers la fausse promesse d’être coiffée la première présidente élue d’Haïti. Sans doute, les représentants de la communauté internationale racontaient à madame Manigat que la société n’aurait jamais plébiscité à la première magistrature de la république historique un dealer, un ancien prisonnier, un dévergondé, que sais-je encore ? Mirlande se sentirait rassurée par les propos du bluffeur Mullet en sale mission de trôner un bandit à la tête du pays afin de faciliter les hypocrites de l’internationale dans leur velléité de ridiculiser Haïti et d’exploiter à outrance ses richesses naturelles rares.

Il manquait aux esprits naïfs et ceux bernés par la promesse du pouvoir cette faculté de percer les mystères de l’Occident qui se veut omnipotent en Amérique. La doctrine égocentriste postulée par Monroe détruit toute once de moralité dans cette rationalité capitaliste qui ne recule même devant des crimes contre l’humanité. À l’annonce des élections présidentielles forcées malgré le contexte post traumatique hérité d’un séisme dévastateur qui avait causé plus de 200 décès, il y avait déjà des yeux de lynx habiles à lire entre les lignes qui exprimaient leur scepticisme quant à des résultats de scrutin crédibles. Plusieurs citoyens avisés anticipaient la catastrophe post-électorale et avertissaient la société à propos de l’immixtion pernicieuse de la communauté internationale. C’était comme un coup de massue au temple universitaire dépourvu spontanément du sens du recul, de l’esprit critique et de la maïeutique. Les cérumens de la folie de la présidence avaient bouché les tympans de Mirlande Manigat.

Inviter un peuple en ses comices au cours d’une période si tragique a finalement conduit à la sélection frauduleuse d’un être inculte et sans scrupule au fauteuil le plus prestigieux de la nation. L’Occident se révèle toujours un véritable faiseur de présidents faussaires au sein des pays du Sud. Devoir de mémoire, Mirlande Manigat devait se souvenir également de la victimisation de son époux face à René Préval en 2006. Quand la communauté internationale veut exécuter son agenda égocentriste, elle est capable de tout inventer. En 2023, le Canada, la France et les USA nourrissent le rêve similaire de saccager l’arène politique en Haïti. La dialectique doit se dresser en croix pour les en empêcher.

Si l’élite probe renonce encore à sa vocation de prendre en main le destin de la Cité, cette communauté internationale hypocrite finira par concrétiser son projet chtonien de pousser Haïti à avaler son extrait de naissance dans l’indignité. Madame Manigat pourrait certainement servir Haïti avant de rejoindre au séjour éternel son mari érudit qui lui avait préparé une place politique princière lors de son vivant. Par contre, personne ne sortirait propre après avoir été submergé dans ce bassin toxique creusé par le cartel criminel PHTK. Puisse madame Manigat revenir à la raison. Sinon, elle se ferait violer une deuxième fois par la géopolitique pernicieuse. Ce serait une triste fin.

Le procès politique gagné par Barrabas

À quelque titre, le deuxième tour entre Mirlande Manigat et Michaël Martelly rappelle le fameux procès entre Jésus et Barrabas. Lequel plaidoyer a été biaisé par les pharisiens pour se solder par le triomphe du criminel sur le sage.  A priori, le duel Manigat face à Martelly était comme dans le football moderne un match entre un Brésil galactique face à une quelconque sélection dominicaine. En dehors d’un arbitrage partial, aucun tifosi n’aurait pensé à la défaite d’un Brésil compétitif face à une sélection adverse garnie de joueurs crabes. Tout quidam aurait cru que le match serait remporté pratiquement sur tapis vert par l’équipe bourrée de talents.

Par analogie, si des élections présidentielles ne souffrent de manipulations frauduleuses, aucun esprit censé n’aurait imaginé une victoire de « Ti-Simone » aux dépens d’un artisan de la constitution haïtienne. Professeure d’université, ancienne première dame de la république, secrétaire générale d’un parti politique prestigieux, que sais-je encore, Mirlande Manigat se distancie par des années-lumière de Michaël Martelly. Ce dernier étant un champion des invectives, un sniffeur de cannabis contraint de détourner des marchandises a-t-il lui-même avoué afin d’obéir ignoblement à ses désirs charnels.

Au test de l’allégeance aux desideratas de l’Occident prédateur, Mirlande Manigat aurait échoué en voulant maintenir intacte sa stature de citoyenne intègre. Parallèlement, Michel Martelly aurait passé cet examen avec mention d’excellence. Lorsque l’on a tellement d’anneaux chez l’orfèvre, on ne saurait objecter aux convoitises et aux ordres injustes des flibustiers envers lesquels on aurait des redevances. Expérimenter la prison chez eux est d’ailleurs suffisant pour déduire qu’il ne pourrait y avoir opposition dans leurs factices coopérations, conçues à leur avantage exclusif.

Les discussions bilatérales et multilatérales secrètes en prélude au choix du candidat le mieux qualifié porteraient plausiblement sur le sol, le sous-sol, la terre, la mer et le capital humain dont dispose cette ancienne colonie juteuse qui a arraché son indépendance au prix d’un sacrifice cyclopéen. Là où Mirlande brandirait un NON avec véhémence pour défendre les intérêts nationaux, Michel répondrait tête baissée, OUI monsieur Blanc. Le candidat sali de tous les péchés capitaux serait donc celui qui fait l’affaire de l’Occident opulent en garantissant le feu vert à exploiter les ressources minières du pays sans objection. Le contrat de l’exploitation des mines entre les familles espiègles Clinton et Martelly en serait un exemple parmi les multiples paraphés en dehors des principes de protection du patrimoine national.

Dans la stupéfaction, la combinaison malsaine entre l’Occident perfide et l’élite économique crasseuse avait poussé la population famélique à crier : Vive Barabbas ! L’imposture l’avait remporté sur la culture. Regrettable. La victoire complotée de Michel Martelly sur Mirlande Manigat a constitué une fenêtre brisée qui a prêté le flanc à l’effondrement intégral de l’édifice sociopolitique. En une décennie, toutes les têtes institutionnelles les plus stratégiques du pays ont été décapitées. Aujourd’hui Haïti vit une monstre acéphalie qui donne la céphalée.

Que vient chercher Mirlande dans cette masturbation ?

En ce climat tendu d’une insécurité musclée couplée d’un miséréré paroxysmique, l’on croyait que le cartel criminel PHTK fusionné avec des capitaines « bouda chire » de l’opposition sans conviction allait tenter de se salir dans une masturbation électorale incestueuse avec ses propres familles et alliés détraqués. Au crépuscule de sa vie politique, Mirlande Manigat aurait commis la monstrueuse bêtise d’accorder une bénédiction politique octogénaire en assaisonnant d’un zeste de légitimité politique ce projet électoral macabre du Core-Groupe écœurant. L’autorité de l’État, la confiance dans les acteurs politiques et la paix sociale sont entre autres des prérequis à des élections réellement crédibles et démocratiques.

Qui peut voter, qui peut faire des campagnes, qui peut atteindre les villes débiles et les bidonvilles en grossesse ectopique pour côtoyer les jeunes et les notables, placer des photos de candidats à des zones stratégiques ?  Il faut décidément croire que les candidats seront Babecue, Izo, Mawozo, familles, alliés et leurs patrons d’en haut. Alors que la PNH a été infiltrée de mercenaires, kidnappeurs et dealers de cocaïne par des leaders du PHTK, Haïti ne peut confier une mission sérieuse au corps de l’ordre sous le pilotage d’un CSPN impotent et complice de crimes. Il n’y a pas moyens d’engager la société en des projets d’envergure sans nettoyer les écuries d’Augias. Ce n’est pas une intervention militaire qui saura concrétiser cette noble mission.

En plus des crimes de pédophilie, viol et choléra, rappelons que la Minustha avait drastiquement loupé sa mission d’appuyer Haïti à des élections crédibles. Le pays est surtout assoiffé du leadership d’un État souverain apte à élaborer les politiques publiques et à éventuellement solliciter des appuis financiers et techniques étrangers pour renforcer les institutions locales. Aucune société ne peut expérimenter le développement soutenable et inclusif en dehors d’une approche d’autodétermination. Le Rwanda est un exemple notoire.

Mirlande Manigat demeure une belle tête, une Haïtienne digne qui avait évidemment commis des erreurs politiques. Je ne comprends guère sa décision stupide de se comporter pire qu’en 2011 comme un mouton de panurge qui se jette à un abattoir administré par des bourreaux d’une communauté internationale perfide qui concocte la disparition d’Haïti de la carte mondiale.

Tout porte à croire que la veuve de l’honorable Lesly Manigat a opté de s’immortaliser dans la poubelle de l’histoire. Espérons qu’elle prendra le temps de réfléchir mûrement pour revenir sur cette décision politique suicidaire.

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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