Jeudi 15 décembre 2022 ((rezonodwes.com))— Qui aurait cru qu’après le départ du défunt-dictateur Jean Claude Duvalier le 7 février 1986 et l’adoption d’une nouvelle constitution le 29 mars 1987, Haïti allait se retrouver aujourd’hui dans un imbroglio, une situation impitoyable ou un seul homme, esclave de la communauté internationale, accepte à cœur joie de précipiter le pays dans les profondeurs de l’abime.
Amorcé par Jovenel Moise et ses trois premiers ministres de facto PHTK2, Lapin, Jouthe et Claude Joseph, Haïti se retrouve depuis le deuxième lundi de janvier 2020 avec un parlement dysfonctionnel et le pire, cette dernière institution constituant l’État de droit établi, qui n’existe que de nom, deviendra totalement caduque après le 9 janvier 2023.
Dr. Ariel Henry, au pouvoir d’une manière illégale et illégitime, selon les vœux des oligarques haïtiens qui ont parrainé Michel Martelly en 2010 et 2011, verra davantage ses pouvoirs étendus et renforcés, quitte à ne pas pouvoir empêcher des milliers de ses compatriotes d’aller risquer leur vie en haute mer à la recherche d’un mieux-être.
Joseph Lambert, surnommé “animal politique”, pour sauvegarder ses ambitions démesurées, n’a pas rendu service à la Nation. Bien au contraire, il a grandement contribué à l’enveniment de la situation en ne jouant jamais au franc-jeu jusqu’à payer une dette énorme. Le sénat a sombré sous sa direction et son “laloz” a renforcé Ariel Henry dans ses dérives et sa velléité à mettre les bottes étrangères sur le cou des haïtiens qui l’ont publiquement répudié à travers de nombreuses manifestations de rue.
Le monarque Henry Nul, fort de l’appui de l’international, assoiffé par la hantise d’en finir avec la classe moyenne, la proie facile des gangs criminels armés, selon un plan de route bien déterminé, deviendra donc après le 9 janvier 2023, le seul dirigeant en Amérique d’un pays dépourvu de toute institution démocratique.
Des leaders qui auront à survivre à la vague de sanctions imposées par les tuteurs d’Ariel Henry, sans tenir compte des dilapidateurs des fonds de Petro Caribe, se laisseront-ils faire ou répondront-ils à l’appel pour le replâtrage du régime Tet Kale et faire avaler au peuple la pilule amère disponible depuis l’annonce par l’ex PM Tet Kale, Claude Joseph, du referendum illégal interdit par la Constitution du 29 mars?

