Philadelphie, 4 décembre 1806 | Le 18 octobre 1806, Pétion fait chanter un « Te Deum de réjouissance » pour célébrer l’assassinat de Dessalines, le 16 octobre 1806

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Selon Philadelphia Gazette et Le Journal de l’Empire, selon des textes en date du 4 décembre 1806 et 25 janvier 1807 (voir copie), l’assassinat de Dessalines a lieu dans la matinée du 16 octobre 1806.

Journal de l’Empire | 1807-01-26 | Gallica (bnf.fr)

Ce lundi soir ou éventuellement mardi matin, ils seront au moins une vingtaine de Conzés et d’apatrides (Ariel Henry et ses 19 ministres) et leurs tuteurs (les oligarques) et supporteurs (Martelly, Lamothe, Edmonde Beauzile, André Michel…les ambassadeurs BBQ) à se « réjouir » d’un vote du Conseil de Sécurité de l’ONU ordonnant une nouvelle occupation « musclée » du territoire de Dessalines au lendemain du 216ème anniversaire de son assassinat.

Lundi 17 octobre – An 216e de l’Assassinat de l’Empereur Dessalines- ((rezonodwes.com))–

« Le Journal de l’Empire » dans son édition du 25 janvier 1807 dont Rezo Nòdwès a obtenu une copie électronique originale, a reproduit un « rapport officiel daté du 17 octobre 1806 » publié dans les colonnes du journal américain « Philadelphia Gazette », quelque temps après l’assassinat crapuleux de l’Empereur Dessalines, le 16 octobre 1806.

Ce rapport, précise Le Journal de l’Empire, « contient les détails de la révolution arrivée à Saint-Domingue » les jours précédant et succédant la mort de Dessalines.

Le journal qui est revenu sur les insurrections dans les départements du Sud du pays, a indiqué que ces endroits « étaient le théâtre des crimes les plus atroces« , juste pour faire porter à Dessalines un chapeau de tyran oubliant le degré de déshumanisation des esclaves par les colons trois années auparavant, avant l’épopée de Vertières.

Pour réussir le coup contre Dessalines, Philadelphia Gazette a rapporté dans sa dépêche du 4 décembre 1806 que « le mulâtre Pétion », Gérin (ministre de la Guerre de Dessalines), Férou et Vaval (deux autres officiers de Dessalines) « arrivaient le 15 octobre, avec des forces assez considérables, à Leogane et occupèrent le même jour le Port-au-Prince« .

Le complot

« L’avant-garde de Dessalines marcha toute la nuit ; mais sur les propositions qui lui furent faites; elle se réunit à l’armée insurgée. Des députations de soldats et d’ habitans se rendirent auprès de Pétion lui demandèrent la mort de Dessalines, comme nécessaire au maintien de la liberté« , a rapporté la dépêche alors que tous les haïtiens avaient pris gout à la liberté le 1er janvier 1804 à la Proclamation de l’Indépendance.

L’exécution du plan d’assassinat

« Dessalines s’ avançoit vers le Port-au-Prince, ignorant que cette place est occupée par les rebelles , le 16 octobre, dans la matinée il arriva aux avant-postes, et apprit qu’il était au milieu de ses ennemis qu’en voyant qu’on se mettoit en devoir de l’arrêter.« 

« Il (Dessalines) chercha à fuir« , a indiqué Philadelphia Gazette dans son texte repris par le Journal de l’Empire, en janvier 1807, ajoutant qu’ « il reçut un coup mortel qui termina sa vie« , mais pour ses détracteurs et néo-colonialistes, « ses crimes« .

Mardine, un des colonels qui voulut défendre l’Empereur Dessalines, a précisé Philadelphia Gazette, le 4 décembre 1806, « éprouva le même sort ». « Plusieurs autres personnes de sa suite furent blessées ».

18 octobre 1806, Pétion est en liesse

C’est la belle fête le 18 octobre 1806 tout comme ce 18 octobre 2022 avec le conzé Ariel Henry et ses 19 ministres aux anges. Les blancs devraient débarquer pour venir consolider leur pouvoir sous prétexte de « combattre de redoutables gangs criminels » fédérés par le régime PHTK lui-même en moins de temps durant la dernière décennie.

Le 18 octobre 1806, a révélé Le Journal de l’Empire relayant une dépêche de Philadelphia Gazette, « les chefs de l’insurecction Gérin, Pétion, Gayon, Vaval et Brunet », sans s’assurer que les restes de l’Empereur Dessalines, dû à ses grades et titres et de sa magnanimité, ont été dignement inhumés, « ont fait chanter au Port-au-Prince un Te Deum de réjouissance de leur succès ».

« Cinq jours après (le 21) », Le Journal de l’Empire a rapporté que « l’armée noire, dans une adresse au général en chef Henry Christophe, pria celui-ci de se mettre à la tête du gouvernement ; ce qu’il ne manqua pas d’accepter sur-le-champ. Une proclamation a été aussitôt affichée pour faire connaitre aux habitans qu’ils avaient changé de maitre« .

Toujours dans l’article du 25 janvier 1807 du « Le Journal de l’Empire » édité à partir de l’article du 4 décembre 1806 paru dans Philadelphia Gazette, « si la chute de Dessalines a été prompte ; on doit croire que celle de Christophe ne e fera pas long-temps attendre« .

Et au journal de conclure : »Semblables à toutes les révolutionnaires. qui ne s’entendent que pour détruire , ils étaient déjà divisés au lendemain de la mort de leur maitre« .

Et voilà 216 années plus tard, Haiti se retrouve à la croisée des chemins et le sort des Haïtiens se décide à l’extérieur et ce 16 octobre 2022, au Conseil de Sécurité des Nations-Unies avec la bénédiction des fils « dénaturés du pays » faisant de la réincarnation des mauvais esprits, les assassins de l’Empereur, une croyance absolue.

recherches: cba
sources: Le Journal de l’Empire, 25 janvier 1807, Section: Nouvelles Etrangères / Etats-Unis d’Amérique – Philadelphie 4 décembre 1806 « Rapport officiel date de Port-au-Prince, le 17 octobre ».

Journal de l’Empire | 1807-01-26 | Gallica (bnf.fr)

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