La présence d’un point-fixe de la Police nationale d’Haïti (PNH) à un jet d’une entreprise de fabrication de blocs, n’a pas dissuadé les bandits à poser leur acte criminel d’enlèvement, mardi, sur Nicole Désir et son agent de sécurité. Cet énième cas de kidnapping a révolté habitants et employés de l’usine de fabrique de blocs.
Jeudi 5 mai 2022 ((rezonodwes.com))–
Une partie du quartier de Bois-Verna et l’environnement limitrophe du siège de la compagnie téléphonique Natcom ont été fermés à la circulation automobile. Des citoyens mécontents ont dressé des pierres et carcasses de véhicules sur la chaussée en signe de protestation contre l’enlèvement de l’entrepreneure Nicole Désir et un agent de sécurité préposé sur les lieux.
Les protestataires ont exprimé leur colère face au comportement de certains policiers qui montaient la garde dans l’entourage du siège de la Natcom, à Pont-Morin. Selon certains manifestants, ils sont restés indifférents devant le défilé des kidnappeurs avec les otages.
Les bandits ont fait irruption dans l’entreprise que dirigeait Nicole Désir pour exécuter l’acte. Sous les yeux des forces de l’ordre, ils sont repartis avec les otages, relèvent les témoignages.
À travers la mobilisation, les proches des captifs entendaient exiger leur libération. Ils menacent de paralyser la circulation automobile dans le secteur du centre-ville de Port-au-Prince.
On s’interroge sur les tenants de l’insécurité en Haïti. Il est clair qu’un secteur tient le levier du climat sécuritaire avec un pic et un creux dans les cas d’enlèvement.
Hervé Noëlvevenoel@gmail.com

