Lancement prochain d’une collection de NFTs pour marquer l’histoire du dossier $1.50/5¢ en Haïti et aux États-Unis

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Lancement prochain d’une collection de  NFTs  sur Ethereum et Polygon pour marquer l’histoire du dossier $1.50/5¢ en Haïti et aux États-Unis

La technologie des NFT ( Non Fongibles Token) est principalement associée au domaine de l’art et à celui des jeux videos.

Toutefois les jetons non fongibles peuvent aussi devenir une façon de marquer un grand moment ou un événement dans l’histoire d’un peuple comme par exemple la grande épopée que constitue l’indépendance d’Haïti, le procès relatif à la gestion des fonds de Petro-Caribe ( si le dit procès se tient finalement un jour) ou encore celui relativement au dossier $1.50/5¢ en Haïti et aux États-Unis.

À propos justement de ce dernier dossier, il faut souligner et noter que  Rezo Nodwes est le seul et unique média en Haïti et dans la Diaspora haïtienne qui, depuis près de quatre ans , accorde une place de choix à cette histoire qui a pris naissance en Haïti en 2011 sous le Gouvernement de Joseph Michel Martelly et qui s’est métamorphosée en une affaire de fraude et de violation des lois américaines se trouvant présentement par devant les tribunaux américains.

Étant le seul et unique média numérique à couvrir cette histoire de façon permanente et à lui accorder l’importance qu’elle mérite, les archives de Rezo Nodwes liés au dossier $1.50/5¢ sont aujourd’hui potentiellement des objets ou des biens numériques uniques.

Aussi , pour marquer l’histoire de ce dossier tant en Haïti que dans la Diaspora, un groupe de citoyens de sont joint à Rezo Nodwes pour lancer une collection de NFTs qui se présentera sous la forme d »oeuvres numériques uniques.

Cette collection,  en format NFT, permettra de graver dans une blockchain le dossier $1.50/5¢  et rappellera en tout temps aux générations présentes et futures l’histoire de ce « stratagème » mis en place par Joseph Michel Martelly, poursuivi par Jocelerme Privert et Jovenel Moïse, en complicité avec les fournisseurs de services téléphoniques et de transfert d’argent, et qui a permis, sous prétexte de soutenir le Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (PSUGO) au régime PHTK de collecter des millions de dollars américains auprès des haïtiens de la Diaspora jusqu’à être accusé par ces derniers de fraude et de violation des lois antitrust aux États-Unis.

Rappelons qu’un NFT confère la propriété d’un élément numérique et unique. Même si cet élément peut être facilement copié, l’acheteur du NFT en acquiert la propriété légitime grâce à la Blockchain.

Chaque jeton sera lié à une oeuvre d’art représentant un article d’actualité de Rezo Nodwes  ayant rapport au dossier $1.50/5¢.

Le but de cette action n’est pas de créer le buzz. La mission de ce projet de collection de NFTs est de préserver la mémoire des événements liés au dossier $1.50/5¢, de diffuser des informations véridiques dans la communauté numérique en Diaspora et dans le monde entier .

Cette collection NFT présentera une chronologie des événements de l’histoire du dossier $1.50 , Elle aura pour objectif  de graver dans la pierre cette histoire de la vie du peuple haïtien tant qu’en Haïti que dans la Diaspora.

Cette collection de NFTs utilisera le blockchain Ethereum et la plateforme Polygon

Qu’est-ce qu’un NFT ?

NFT signifie « jeton non fongible » – « non fongible » signifie qu’il ne peut pas être échangé contre quelque chose de valeur similaire. Il est, par définition, unique en son genre. Par exemple, on ne peut pas échanger une photographie de Dorothea Lange contre une autre d’Annie Leibovitz. Ils ne sont pas les mêmes.

Les NFT sont vérifiés à l’aide de la blockchain, qui est essentiellement un historique transparent de la propriété, des achats et des transactions que personne ne peut modifier et que tout le monde peut voir. La blockchain garantit qu’il y aura toujours une trace du propriétaire actuel au créateur d’origine. Certains marchés NFT, comme Bitski, demandent à leurs créateurs de connecter leurs comptes de médias sociaux pour une couche de vérification supplémentaire.

« C’est effectivement un moyen de posséder un bien numérique », a déclaré Dinch. « Nous considérons la blockchain comme cette source mondiale de vérité sur qui possède quoi, et le NFT est comme une unité atomique de cette propriété pour des biens individuels. »

La tokenisation d’un bien numérique, comme une photographie, consiste à le télécharger et à le mettre en vente. Les places de marché NFT existent au sein de la blockchain, ce qui nécessite l’achat de crypto-monnaies, comme Bitcoin ou Ethereum.

Comment acheter un NFT ?

« Pour acheter un NFT, vous aurez besoin d’une devise pour la blockchain sur laquelle NFT vit », a déclaré Dinch.

Bitski, cependant, permet aux créateurs de vendre des NFT avec un compte bancaire, et les gens peuvent acheter ces NFT avec une carte de crédit – aucune connaissance de la crypto-monnaie n’est nécessaire.

Il existe plusieurs places de marché NFT, les plus importantes étant OpenSea et KnownOrigin. Les NFT peuvent être enchéris ou achet és à un prix établi.

Qu’obtenez-vous lorsque vous achetez un NFT ?

Un certain nombre de choses. D’abord et avant tout, vous obtenez la propriété de ce bien numérique – la propriété que n’importe qui sur la blockchain peut voir.

Les collectionneurs NFT ne semblent pas se soucier de l’accès exclusif au contenu, selon Dinch. Bien sûr, les biens numériques, comme les photographies et les gifs, peuvent être cliqués avec le bouton droit de la souris et capturés par n’importe qui sur Internet, mais la « valeur émotionnelle » est bien supérieure à une « représentation physique ».

« Disons que vous devenez vraiment vieux et que vous vous dites simplement: » Je vais mettre mon nom sur un banc à Central Park «  », a-t-il déclaré. « N’importe qui peut encore s’asseoir sur ce banc, mais ils sauront que c’est le vôtre. »

C’est quoi le dossier $1.50/5¢ ?

En avril 2011, Michel Joseph Martelly, alors président élu d’Haïti, a conçu un «Système de grande envergure» pour imposer des frais et fixer les prix des transferts d’argent, des envois de denrées alimentaires et appels internationaux faits à destination et en provenance d’Haïti.

Bien que Martelly soit prétendument le «principal architecte et chef de file» du complot, Privert et Moise, qui succédèrent chacun à Martelly, auraient «adopté comme siens les actes et conduites [sic]» de Martelly et ont continué en perpétrant le stratagème.

 Caribbean Air Mail, Inc., Unibank S.A., Unitransfer USA Inc., Unigestion Holding,Digicel Haiti, Western Union Company, et Natcom se seraient entendus avec Martelly au sujet de trois instruments du gouvernement haïtien, qui ont été rédigés pour mettre en œuvre le plan de Martelly: deux circulaires émises par la Banque centrale de Haïti (la «BRH»), qui, ensemble, a imposé des frais de 1,50 dollar sur les transferts d’argent et les envois de denrées alimentaires vers Haïti depuis les États-Unis, le Canada, les îles Turques et Caïques et les Bahamas; et une ordonnance présidentielle, qui exigeait que des frais de 0,05 $ la minute soient ajoutés au coût des appels téléphoniques internationaux passés en Haïti (ensemble, les «frais»).

Les circulaires 98 et 7 ont été signées par le gouverneur de la BRH, Charles Castel. . L’arrêté présidentiel a été signé par Martelly, le Premier ministre Joseph Jean-Max Bellerive et le ministre des Travaux Publics, transports et communications, Jacques Gabriel.

Martelly aurait détourné de l’argent collecté via les frais avec l’aide d’Unibank S.A., qui a accordé à Martelly un prêt de 9 millions de dollars pour construire une maison de plage afin de transférer une partie du produit des frais de virement électronique de 1,50 $. Privert et Moise auraient «profité du stratagème de la même manière» que Martelly.  Le gouvernement d’Haïti prétend recevoir au moins 132 millions de dollars par an sur les redevances, mais il n’y a pas eu de comptabilité publique détaillant le montant des fonds collectés. et remis au gouvernement haïtien ni une explication de la façon dont les fonds ont été utilisés en Haïti une fois remis.

Le regard de l’ancien ministre de l’éducation nationale, docteur en éducation comparée et internationale de l’Université de Montréal, Charles Tardieu  sur le  PSUGO.

La demande d’éducation et de formation de qualité en Haïti n’a cessé d’augmenter de manière exponentielle après le départ de la dictature en 1986. Malheureusement, malgré les prescrits de la nouvelle constitution de 1987, les dirigeants haïtiens qui se sont succédé au pouvoir de 1986 à aujourd’hui (exception à concéder aux intermèdes Aristide et Préval ont préféré conserver le statu quo et ne pas augmenter l’offre publique d’éducation. Il s’agit là d’un choix délibéré des classes politiques et possédantes. Trente ans après le départ de la dictature, l’accès à l’éducation de qualité perçu par les populations comme la meilleure voie, si non l’unique, vers un mieux être social et économique reste un objectif inaccessible. La tolérance exercée face à la privatisation de tous les niveaux et ordres d’éducation et de formation correspond à un choix de société fondé sur cette forme d’apartheid éducatif où dominent des taux restreints de scolarisation et la médiocrité de la majorité des établissements d’enseignement. Une manière d’enseigner et de justifier symboliquement la médiocrité et la culture de l’échec aux populations.

Aussi, lorsqu’en Haïti, un candidat à la présidence propose de donner un accès universel gratuit à l’école, il obtient immédiatement l’adhésion d’un nombre important d’électeurs. Lorsque président, il prétend mettre sa proposition de campagne à exécution, les familles applaudissent. C’est ce qui s’est passé avec le candidat Sweet Micky, devenu le Président Michel Joseph Martelly.

Lorsque le Président Martelly lance, à grand renfort de publicité, le PSUGO (Programme de scolarisation universelle, gratuite et obligatoire) et qu’il mobilise des ressources financières innovantes colossales pour le supporter, des institutions comme l’UNESCO sont prêtes à y croire et les populations démunies y voient la planche de salut tant attendue. La promesse d’accès gratuit porte de nombreux parents à délaisser les écoles privées payantes que leurs enfants fréquentaient pour les inscrire dans ces classes du PSUGO. Pour résumer, des attentes considérables jaillissent de partout suite à ces promesses du politicien en campagne et plus encore du candidat devenu Président !

Les propagandistes du régime Martelly affirment : « En incorporant un stock de savoir aux enfants issus des familles économiquement et socialement défavorisées, le programme de scolarisation universelle du Président Martelly va impacter positivement divers secteurs d’activité. » Ils affirment que ce projet constitue « un véritable appui à la promotion sociale des enfants d’origine modeste » et prévoient des « effets de socialisation, de transmission et de création de savoirs pluriels institués et de cultures ». Enfin, ils prédisent des « effets économiques et sociaux » importants sur les communautés de base.

Cinq ans plus tard, la débâcle est totale et immense :

1) on constate que le PSUGO est gangréné de multiples scandales administratifs et financiers qui sapent complètement sa crédibilité ;

2) il est impossible de savoir le nombre réel d’écoles et/ou d’écoliers ayant bénéficié du Psugo parce que toutes les statistiques sont falsifiées à la base avec complicité des responsables ;

3) les programmes et contenus de formations véhiculés par le PSUGO ne répondent aucunement aux profils des écoliers qui y sont inscrits et il est évident que leur bien être éducatif et psychologique ne fait pas partie des préoccupations des dirigeants .

L’échec monumental de cette expérience porte un coup de massue aux rêves de centaines de milliers de familles qui avaient choisi de faire confiance à leur président. Plus que pour les autres dérives de son mandat et les promesses non tenues, le Président Martelly et ses collaborateurs doivent porter la responsabilité pleine et entière pour ce fiasco que constitue le PSUGO face aux aspirations légitimes des familles haïtiennes et pour le coût social, économique et institutionnel que la société devra payer suite à la faillite totale de ce projet.

Exigence politique, la scolarisation universelle, instrument de développement économique, social et culturel ne pourrait être cette coquille pédagogique creuse utilisée à des fins de propagande politique afin de masquer cette arnaque magistrale organisée par les « bandits légaux », que certains qualifient de « crime économique »dont le seul objectif est de s’enrichir le plus vite possible aux dépens de la République et de ses citoyens.

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