Controverse : Gabriel Boric continue à faire ses armes au Chili, maintenant le Sénat doit être éliminé. Une chambre régionale « paritaire et plurinationale » devrait être créée.
Samedi 16 avril 2022 ((rezonodwes.com))–Le Sénat du Chili cessera d’exister tel qu’il fonctionne actuellement et une chambre régionale « paritaire et plurinationale » sera créée à sa place, selon un article approuvé mercredi par la Convention chargée de rédiger une nouvelle Constitution, qui doit être soumise à un référendum légal, contrairement à celui planifié en Haiti, par la coalition PHTK3/Binuh-Core Group.
L’article 9 du projet de nouvelle constitution prévoit la création d’une « Chambre des régions », un « organe délibératif, paritaire et plurinational de représentation régionale chargé de contribuer à la formation des lois d’accord régional et d’exercer les autres compétences confiées par la présente Constitution ».
« Ses membres sont appelés représentants régionaux », indique l’article, approuvé par la Convention avec 104 voix pour, 42 contre et six abstentions.
La Chambre des régions « remplace l’actuel Sénat ». La proposition a été approuvée avec ⅔ des constituants. Les régions disposeront d’un véritable organe représentatif. Il reste beaucoup à faire », a tweeté Marcos Barraza, un électeur du Parti communiste.
La disparition du Sénat a été l’une des questions les plus controversées de la nouvelle constitution et a été fortement contestée par les membres de droite du congrès et les bancs conservateurs de la chambre haute.
En revanche, la Convention a rejeté l’article précisant les pouvoirs dont disposera la Chambre des régions. Il a été renvoyé à la commission du système politique, qui devra le reformuler et le renvoyer à la plénière pour être voté.
La Convention a déjà approuvé d’autres articles, comme celui qui déclare le Chili « un État social (…) plurinational, interculturel et écologique », et un autre où l’État prévoit « les conditions d’une interruption volontaire de grossesse ».
Ces articles font partie du projet de nouvelle Constitution de la Convention, qui vise à remplacer la Constitution actuelle héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).
Ce projet doit être soumis avant le 5 juillet. Ensuite, la nouvelle Magna Carta devra être soumise à un plébiscite le 4 septembre, au cours duquel les Chiliens décideront de son entrée en vigueur ou non.
Si elle est rejetée, la Constitution Pinochet sera maintenue.

