Salaire minimum – Manif : A Port-au-Prince, la PNH intensifie sa répression, mais les ouvriers ne s’avouent pas vaincus

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Malgré l’usage abusif de gaz lacrymogène par des forces de l’ordre pour contrarier la manifestation des ouvriers réclamant l’augmentation du salaire de base, les protestataires n’ont pas renoncé à faire écho de leurs revendications.

Jeudi 17 février 2022 ((rezonodwes.com))– La première tentative des forces de l’ordre pour disperser la foule des manifestants a été mise à exécution au centre-ville de Port-au-Prince, à K-fou Tifou.

En dépit du comportement reprochable des policiers, la manifestation s’est reconstituée. La foule, évaluée à des centaines, après avoir dévalé plusieurs kilomètres de route, à partir de la SONAPI, à la Route de l’Aéroport jusqu’au coeur de la capitale, n’a pas cédé à l’usage abusif de gaz lacrymogène des agents de l’ordre.

“Nous exigeons 1500 Gourdes comme salaire de base. Nous ne comptons pas retourner dans les usines, sans l’amélioration de la grille salariale. Ariel Henry, le Conseil supérieur des salaires (CSS), le secteur patronal doivent prendre leurs responsabilités face à la situation des ouvriers qui peinent à joindre les deux bouts”, ont scandé des manifestants.

Aux dernières nouvelles, le tiers du Sénat, scandalisé par le comportement appelle le haut-commandement de la PNH à sévir contre les policiers fautifs. Le Président du Sénat, Joseph Lambert entend surfer sur la vague de la contestation populaire pour s’affirmer politiquement. Il annonce pour bientôt l’engagement des parlementaires dans la lutte des ouvriers.

“Si le gouvernement de facto ne réagit pas, les sénateurs vont défiler aux cotés des ouvriers pour exiger la satisfaction de leurs revendications. Nous espérons un meilleur comportement des policiers”, ont averti les sénateurs Joseph Lambert et Garcia Delva.

Ils trouvent juste la demande des ouvriers qui pataugent, selon eux, dans la misère abjecte et révoltante. Le Sénat entend faire front commun derrière la lutte ouvrière pour forcer le pouvoir de facto à assumer ses responsabilités dans la crise qui fragilise le secteur textile.

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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