13 juin 2024
Prof. Carly Dollin : Hasta la vista, Ariel !
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Prof. Carly Dollin : Hasta la vista, Ariel !

Haïti, ce ne sont pas 750 km carrés captivants que nos courageux ancêtres ont légués comme héritage à un clan de malveillants répugnants pour festoyer dans l’indignité et badigeonner plus de dix millions dans la malpropreté.  

Vendredi 4 février 2022 ((rezonodwes.com))–

Une décennie sous l’emprise de la bêtise, Haïti doit se déboucler les pieds, les mains et le cerveau pour décidément emprunter le sentier de la dignité. Les ressources intègres et compétentes sont disponibles tant au bercail qu’à la diaspora ; la dialectique détient les moyens pour parvenir à la libération du pays en ce 7 février 2022. Il en faut maintenant une volonté manifeste de toutes les franges sociales conscientes. Celle des élites et du peuple. Vox Populi, Vox Dei ! La vie doit reprendre dans notre Cité que le PHTK a martyrisée sur toutes les facettes.

Il se révèle qu’Ariel est un fidèle serviteur du clan indécent PHTK, lui aussi devenu arrogant à défiler en sirène tonitruante dans une sinécure onéreuse. Primo, il n’y a un iota de légitimité à ces dirigeants actuels tombés du ciel qui nourrissent l’enfer économique et social dans une insouciance révoltante. Secundo, l’équipe politique puante et répugnante pilotée par le PM de facto trôné au fauteuil de la primature par un tweet étranger effraie par son impotence et sa connivence dans toutes les saletés politiques.

L’image d’un pays est cruciale pour l’épanouissement de toutes ses couches y inclus la fierté, l’estime de soi et la motivation de ses enfants. C’est aussi à partir de représentants dignes que les sociétés modernes attirent des partenariats et des investissements de qualité. Interlocuteur indigne, Ariel ne jouit ni d’autorité morale ni d’autorité légale pour continuer de siéger à la tête de la Primature. Sa suspicion de collaboration ou de silence prémédité dans l’assassinat du président Moïse lui valait déjà l’éviction de cette chaise prestigieuse. Quelle est la valeur ajoutée pour Haïti de maintenir à un poste stratégique une personnalité douteuse, sans aucune notoriété, alors que le pays possède des fils dignes et intègres pour en assurer les rennes ? Le bon sens a perdu la tête.

Ariel joue le jeu pervers de promesse de surettes pour faire taire des caméléons nuisibles de la frange de l’opposition sans conviction. C’est sans gêne que certains « idiots utiles » font l’apologie de l’esprit d’ouverture du neurochirurgien en brandissant qu’ils n’y objecteront plus à la débandade du clan cleptomane car détenteurs de leur part du gâteau. Pourtant, ces mêmes têtes de mules qui nous croient amnésiques claironnaient partout dans une péroraison tonitruante : « impossible de vivre un jour en paix avec PHTK ». Ces arrivistes comiques qui critiquaient les milices du pouvoir en place osent leurrer aujourd’hui à inviter le peuple en ses comices. C’est ahurissant de constater le niveau d’indignité de ses corrompus dans leur démence de la raison.  « Lancez un os à un chien et il cessera de japper ». La dialectique envoie un fier carton rouge aux sans vergogne du SDP.

La vigie n’aura de cesse de rappeler que des milliards de dollars de la CIRH et du Petrocaribe destinés à des projets publics ont été évaporés sous PHTK. Lorsque l’on cherche de remonter aux firmes bidon qui ont paraphé les contrats de construction de routes, places publiques, marchés publics, édifices publics, stades, etc., on a décelé qu’elles ont été des propriétés de Lamothe, Martelly, Moïse et leurs alliés. Au cours de la dernière décennie de gabegie inédite, les espiègles à col blanc ont envahi l’administration publique. La désacralisation patente des institutions régaliennes. Définitivement, la société a trop lésiné pour se débarrasser de ces véreux brasseurs dépourvus de cœurs et de tête. Le peuple doit foutre un coup de pied dans la fourmilière.

Le ramage se rapporte au plumage

Sous le régime PHTK, pourquoi un violeur patenté ne se trouve pas derrière les barreaux mais plutôt au Palais ou à la Primature ? Qu’est ce qui justifie qu’un sénateur kidnappeur attesté par la DCPJ et issu de cette famille politique malsaine continue de pavaner au sein des institutions prestigieuses de la société ? Comment se fait-il qu’un ancien président corrompu du CEP qui a avoué avoir vendu les élections opposant Manigat et Martelly puisse obtenir un poste clé sous le règne du PHTK ? La réponse est simple. Qui se ressemble s’assemble. Des oiseaux « menm plim, menm plimay » font toujours route ensemble. Quand, par amnésie ou léthargie, ce sont des dealers qui deviennent leaders, un pays ne peut que patauger dans l’impunité et l’infamie. 

Lorsque les capitaines du PHTK ne financent pas directement les bandits des rues pour obstruer les artères du pays dans une optique affairiste ou électoraliste, ils sont les principaux architectes à concevoir des plans de trahison pour les éliminer. A la Frankenstein, quand il perd le contrôle du démon qu’il a créé, son propre concepteur menacé met tout en œuvre pour le détruire. Ce ne sont pas les externalités négatives de délinquance sociale procurées par des dizaines d’évadés de prison qui les empêcheraient d’exécuter leur plan macabre afin d’atteindre mortellement leur cible.

Remémorez l’épisode insolite de la Croix des Bouquets avec un certain Arnel comme bandit principal et vraisemblablement un sénateur sans cerveau comme mastermind du crime. Tel sera pris qui croyait prendre, les relevés téléphoniques aident et aideront toujours la maïeutique dans sa mission de faire accoucher la vérité. Par la technologie, la caméra, le micro, une kyrielle de journalistes corrompus se sont enrichis illicitement en faisant des chantages au téléphone, aux bureaux de directeurs et ministres irresponsables. Leur amour fou de l’argent facile les auraient poussés à se mêler dans toutes les malversations, y compris les crimes de sang.

Parallèlement, des contrebandiers économiques et politiques, des patrons de banque ravisseurs et des officiels déshonorables ont bêtement utilisé la technologie dans sa percée mystérieuse de casser les barrières géographiques. Par exemple, par les vertus de la technologie, une banque en Europe se situe seulement à quelques secondes de la BRH ou de la BNC. Il suffit d’une écriture dans un « swift » bancaire et les escrocs sont capables d’opérer dans la cruauté d’envoyer les ressources financières locales à des paradis fiscaux. C’est par cette même épée qu’ils seront percés. Les investigations technologiques ne prendront pas une minute pour mettre tous les dilapidateurs à nu. Un État régalien saura indexer les mercenaires et concussionnaires qui ont pillé les fonds du trésor public.

Malheureusement, Ariel étant un piètre joueur de la même équipe abjecte, il n’a pas les couilles pour entreprendre la courageuse mission de détruire les monstres, ceux du salon badigeonné comme ceux des bidonvilles. Pourtant, il nécessite des mesures drastiques au sein de notre société en vue de marquer un retour à la vie normale. Sortir de cette pourriture requiert que l’équipe de la transition s’attèle à attaquer de gros intérêts mesquins d’une classe de contrebandiers économiques qui charrient la politique et la presse dans le sale boulot de les blanchir.

Pour le bonheur de la majorité, le cachet suprême du sauvetage national n’est pas à marchander. L’État n’est pas faible. L’État ne saurait être faible. Ce sont ces représentants indignes qui dérogent à leur responsabilité à travers des négociations sous le tapis qui ternissent l’image de la nation. Des trafiquants de cocaïne devenus sénateurs, des escrocs coiffés députés, des usurpateurs couronnés présidents, des imposteurs trônés premiers ministres, des ministres et directeurs généraux sans éthique. Voilà comment l’État se dévalorise. Nous devons changer de paradigme en plaçant aux affaires suprêmes du pays des personnalités au crédit moral adéquat. Voici le point de départ de la nouvelle trajectoire.

Retour à la vie et à la créativité

La fière Haïti héritée de Dessalines et de Toussaint, c’est cette terre de liberté qui a conquis partout les cœurs et les esprits à travers la plaidoirie magnanime d’égalité, fraternité et paix universelle éditée plus d’un siècle avant la fameuse déclaration des droits humains. Haïti, ce sont les enfants prodigieux, les jeunes et les adultes compétitifs qui savent produire, innover et créer des jeux et du plaisir épicurien quasiment à partir de rien.

Il fut un temps, il suffisait d’une corde pour que des énergies positives se dégagent entre frangins, entre copines pour consolider les amitiés tout en chassant des maladies cardiovasculaires causées par l’inactivité et la sédentarité. Des jeux sains mettant en scène des amis et des familles ont été inventés à partir de la dépouille de bétail (osselets). On y a également perçu une pléiade de mouvements de rassemblement pour maintenir en vie les vertus de la solidarité. Le tambour à faire danser ouvertement les « païens » et sournoisement les « chrétiens » se confectionne de la peau du bétail. Le lambi – produit des cornes de bétail – s’est révélé une création libératrice là où la communication de masse ne se nourrissait encore de gadgets technologiques.  L’observation  physique de Lavoisier est incarnée dans l’attitude créatrice de l’Haïtien. De l’épluchure de la canne à sucre, de la mangue, de l’arbre véritable, un produit dérivé va certainement voir le jour. « Rien ne se perd, tout se transforme ». Il a fallu vivre le minimum à réaliser par un Américain, un Européen ou un Asiatique pour l’immortaliser pour cerner le  génie créatif qui anime l’âme haïtienne.

Il suffisait d’un « kapòt » et les passionnés du ballon rond allaient creuser dans la créativité pour concevoir l’objet contemplatif qui procure du plaisir contagieux aux acteurs comme aux spectateurs. Tous – quasiment à l’unanimité – se délectent au football. Il suffisait du papier fin pour que les yeux contemplent à des années-lumière les valses des cerfs-volants en leurs défilés gymnastiques aptes à hypnotiser enfants et parents pendant des heures. Cet horizon lointain dans une admiration à pic dans les cieux cléments pour admirer une beauté particulière de fil en aiguille fait souvent tomber les barrières verticales. Pas besoin de la théorie « comment se faire des amis » de Dale Carnegie pour déguster dans la pratique les délices de l’amitié qui peuvent se nourrir aussi dans les plus grandes trivialités. Dans ce monde capitaliste crispé, l’Haïtien possède une hospitalité à partager à tout venant et à tout revenant.  

Il suffisait de dix gourdes, vingt-cinq gourdes ou cinquante gourdes et un jour ordinaire pouvait ressembler au quatorze février sur un Champ de Mars féerique qui accueille les cinéphiles en provenance du Capitole, du Lido, de l’Olympia, etc. Les activités ludiques ne souffraient d’aucune perturbation. N’en parlons même pas de l’école, l’église, le travail, l’université. Une heure nocturne était indue seulement dans la psychose face aux bandes de « chanpwèl ». Sinon, à Martissant, au Belair, à la Croix des Bouquets, il faisait jour même à minuit dans une sérénité solennelle qui invitait à déguster des dribbles dans un Tikan nocturne sur les places publiques ou en pleine rue.

« Tu ne voleras point », « tu ne mentiras point », « tu ne tueras point ». S’ils devaient connaître un sort similaire à Ananias et Sapphira, les dirigeants d’aujourd’hui tomberaient comme des moustiques sous effet toxique d’un « begon » efficace. « Yo pa egare », ils violent, ils bafouent, ils volent, ils font voler leurs femmes et leurs enfants. Le sens du sacré qui se vivait même dans les mythes que l’on croyait certainement infondés est dénaturé. Dans le temps, puisque le parent le dit, on y obéit. Car il est écrit dans les références civiques et morales, alors on y adhère. L’uniforme, la blouse, il y avait des intouchables. Révérence sur toute la ligne entre les enfants et les parents. Nul ne pouvait fouler le salon du paysan pour courtiser sa fille s’il n’était honnête. Aujourd’hui, le jeu est inversé dans une perversité débridée.

Haïti a perdu la tête sous PHTK. Le véreux imposteur Martelly y a semé une médiocratie truffée d’ineptie et de péripétie. L’usurpateur Moïse l’avait détrôné en semant la kakistocratie avant de se faire coiffer un Apredye qui allait être décoiffé honteusement en raison de sa myopie et son idiotie à semer la division entre tous.

Bizarre, le pays a même empiré au cours de la présence du spécialiste du neurone à la tête de la Cité. Mais évidemment, ce n’est pas une surprise parce que Henri est fils autochtone d’une famille politique maudite. Malgré elle, Haïti a planté le vagabondage pour y récolter du sauvage et du naufrage. Il faut stopper cette descente luciférienne qui tutoie les enfers dans une fine proximité. Le contexte actuel n’est pas une fatalité. Haïti doit s’en sortir. Mais comment ? Par le truchement de nouvelles alternatives qui placent les intérêts nationaux au premier plan.

Merci Montana

Un pays ne peut jamais se néantiser quand il est doté de citoyens/citoyennes engagés, révoltés et indignés des conditions de vie délétères de leurs semblables.  Travail de fourmi, œuvre de titan, ce que des groupuscules politiques n’ont pas réalisé en dix ans ou en vingt ans, le fameux Accord Montana a su le concrétiser en moins d’un an. Le complot des gens de bien. La dialectique y voit s’embrasser dans la sincérité médecins et paysans, professeurs et étudiants, hommes et femmes, jeunes et vieux, citoyens au bercail et à la diaspora pour discuter de l’avenir du pays. Cela ne saurait signifier perfection de cette œuvre humaine qui est appelée à s’améliorer. Par contre, une belle promesse.

Nous savons tous qu’un déclic est crucial quand il faut changer de direction. Même les yeux naïfs peuvent facilement scruter et percevoir dans le statuquo une volonté maléfique de l’équipe actuelle pilotée par Ariel Henry à effacer Haïti de la carte planétaire. Sous l’emprise du déviant Michel Martelly, les cleptomanes, mégalomanes, cupides et incultes ne foutent rien sinon remplir leurs sacoches au détriment du bien-être collectif. En conséquence, leur survie est tributaire de l’oxygène vital procuré exclusivement par la bulle officielle. En dehors de cette immunité dans l’indignité, les animaux politiques ne respirent plus ; ils avalent leurs extraits de naissance. C’est ainsi qu’ils prennent l’option destructive à jouer le tout pour le tout en vue de maintenir leurs fesses rabòday sur les fauteuils des institutions régaliennes de la Cité. Quitte à voir au quotidien une Haïti en deuil qui enterre ses meilleurs cadres, ses enfants innocents et ses espoirs confirmés, les traîtres et les pharisiens étrangers fils s’en fichent. Il revient au citoyen au sens patriotique avéré de prendre en main le destin de la république historique.

Les yeux de lynx y vont plus loin pour percer les intérêts des dirigeants débris à semer la pagaille dans la Cité. Ils y voient des projets affairistes et électoralistes. Les plus curieux y perçoivent dans cette incitation internationale à maintenir le bordel au pouvoir des intérêts sous le tapis, dans la mer, au sol et au sous-sol de cet espace envoutant de la Caraïbe doté en ressources naturelles. C’est sous cet empire de la médiocratie rancie que les zones les plus paisibles du pays se réduisent à la géhenne. Ce régime doit foutre le camp.

Priorité de plus de dix millions sur un petit clan pervers, primauté du collectif sur l’individuel, PHTK et Ariel doivent se déguerpir au plus vite, idéalement avant ce dimanche 6 février 2022. Monsieur Henri, dans l’intérêt du bonheur collectif, cessez de gaspiller argent et énergie dans une chronophagie budgétivore. Lâchez vos pieds et remettez les clés à la nouvelle dynamique politique. Partez dans la paix. Haïti a besoin de confiance et sérénité.

Périssent les flagorneurs, les dilapidateurs et les malfaiteurs, Haïti ne doit pas périr.  Montana, veuillez bien assurer la relève pour nettoyer les badigeonnages du PHTK et sauvegarder la dignité nationale.

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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