Les débris du satellite russe détruit balaient maintenant toute l’orbite

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Les débris spatiaux sont au centre de l’attention des scientifiques. Depuis le tir de missile lundi par la Russie, la question est relancée.

Dimanche 21 novembre 2021 ((rezonodwes.com))–

Lundi dernier, le monde toujours en effervescence du spatial était bouleversé. La Russie venait de faire un tir test d’un de ses missiles sol-espace, dit ASAT. Depuis, c’est panique générale. Surtout quand on a appris que les débris de ce satellite, réduit en morceaux, tournés autour de la Terre sur la même orbite que l’ISS. Les astronautes présents à bord de la station ont même dû se confiner, notamment dans la capsule Crew Dragon qui venait de s’y amarrer dans l’hypothèse d’un départ d’urgence.

Depuis les astronomes du monde entier a tenté de répertorier les débris aussi bien que possible. 1500 sont déjà assez gros pour pouvoir être suivis par ordinateurs, et l’objectif est donc de connaître et de prévoir leur orbite pour faire des manœuvres d’évitement si nécessaire, afin de réduire le risque de collision et un nouveau carambolage cosmique. Au moment de l’impact, le vieux satellite russe se trouvait à 480 kilomètres de haut, mais les débris ont été projetés bien au-delà de cette simple orbite.

Selon les derniers relevés réalisés par l’entreprise spécialisée SpaceNav ils s’étendraient déjà sur des orbites aux altitudes allant de 1 100 km à 300 km au-dessus de la Terre. Un véritable drame spatial qui va obliger tous les acteurs du ciel a redoublé de vigilance.

L’ISS encore menacée par les débris

Toujours selon ce rapport, la grande majorité des débris serait en ce moment sur une orbite allant de 400 à 450 kilomètres de haut, autour de l’ISS. Et cet amoncellement de débris devrait rester dans les pattes des astronautes pendant encore longtemps. Hugh Lewis, un expert en débris spatiaux à l’Université de Southampton en Angleterre, a déjà donné un premir orbite d’idées du temps que ces petits objets mettraient avant de retomber sur Terre. Selon lui, il faudra être très patient, la moitié des débris devrait donc retrouver les plus hautes strates de l’atmosphère d’ici un an.

Les plus longs à retomber devraient eux prendre 10 à 15 ans avant de se consumer dans l’atmosphère et que le problème du satellite Cosmos 1208 soit derrière nous. En attendant, il faudra espérer qu’aucun de ses débris n’ait la mauvaise idée de venir entrer en contact avec un autre satellite. Lancés à 28 000 kilomètres par heure au minimum (la vitesse de l’orbite terrestre) un contact entre ces débris et un satellite pourrait avoir des conséquences catastrophiques.

La question des débris spatiaux

Plus largement, le tir de missile de la Russie a relancé le débat autour de la question des débris en orbite. Alors que la pollution de cette zone du ciel commence à faire concurrence à ce que nous pouvons connaître sur Terre, la question de l’orbite est dans tous les esprits. Les missions voulant se rendre dans l’espace sont de plus en plus nombreuses, le privé avec SpaceX, ou Blue Origin multiplie les missions et les deux sociétés comptent bien à l’avenir avoir leur propre constellation de satellites (Starlink et le projet Kuiper).

Ces deux projets qui doivent amener internet sur l’ensemble de la planète vont bouchonner un peu plus une orbite déjà surchargée autant par des satellites que par des débris en tout genre. Selon les dernières estimations de la NASA et de l’ÉSA (l’agence spatiale européenne), il y aurait pas moins de 36 500 objets de plus de 10 centimètres en orbite autour de la Terre. En ce qui concerne les objets de plus d’un millimètre, les chiffres s’affolent et parlent alors de 330 millions de débris en orbite. Très légers, ces derniers risquent de continuer de tourner des années autour de la Terre avant de finalement retomber sous l’effet de la gravité.

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