16 mars 2026
Pérou|2e tour des présidentielles. Pour cause de corruption, le prochain président-élu remplace un président provisoire nommé
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Pérou|2e tour des présidentielles. Pour cause de corruption, le prochain président-élu remplace un président provisoire nommé

Pedro Castillo : « Pour moi ce second tour est une compétition entre riches et pauvres (…) une lutte entre patron et ouvrier, entre maître et esclave« .

Pourquoi faudrait-il en Haïti que Jovenel Moise, sans mandat constitutionnel depuis le 7 février 2021, organise des élections. A quelle fin est destiné ce scrutin très intéressé sous la houlette d’un CEP-Dermalog illégal et inconstitutionnel ?

Samedi 1er mai 2021 ((rezonodwes.com))–Il faut que cela soit bien clair que le Pérou a connu plus de 4 présidents pour un seul mandat de 5 ans et qu’à l’issue du second tour des présidentielles programmées pour le 6 juin 2021, ce n’est pas un président élu qui passera l’écharpe autour du prochain vainqueur des urnes. Les règles démocratiques changent quand la corruption prime, tel est le cas en Haïti confronté au banditisme d’Etat, ont dénoncé plusieurs organismes de droits humains.

Au Pérou, le second tour opposera le 6 juin Pedro Castillo, de la gauche radicale, et Keiko Fujimori, la représentante la droite populiste. Les deux candidats, que tout semble opposer, vont s’affronter dans ce scrutin qui risque de polariser le pays.

Un scandale de corruption   

Si Keiko Fujimori bénéficie toujours dans une partie du pays de la popularité de son père auquel beaucoup de Péruviens reconnaissent d’être venu à bout de la guérilla d’extrême gauche du Sentier lumineux, beaucoup la dénigrent pour le scandale de corruption auquel sont nom est rattaché.

Elle a déjà passé 16 mois en détention préventive et le parquet a requis contre elle 30 ans de prison dans le cadre de l’enquête sur le scandale Odebrecht, du nom d’un géant brésilien du BTP qui a reconnu avoir versé des pots-de-vin à des dizaines de responsables politiques latino-américains.

Le leader de gauche radicale qui arbore en toutes circonstances le chapeau blanc traditionnel de sa ville natale de Cajamarca le dit sans ambages : pour lui, ce second tour « est une compétition entre riches et pauvres (…) une lutte entre patron et ouvrier, entre maître et esclave« .

Rappelons que le 18 novembre 2020, Francisco Sagasti a été investi président par intérim du Pérou, mardi. Il a pour tâche de mettre fin à la profonde crise politique qui secoue le pays, il est le troisième à occuper ce poste en un peu plus d’une semaine, et de le conduire aux élections d’avril 2021.

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