Calvaire sans fin pour les usagers de la route nationale #1, tronçon Gonaïves-Cap-Haitien

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Gonaives, mercredi 14 avril 2021 ((rezonodwes.com))–Des ouvrages de drainage et d’installation de dalots inachevés sur le tronçon Gonaïves-Cap-Haitien menacent l’investissement de plusieurs millions de dollars américains, constate Rezo Nòdwès.

Au lancement de son  »Caravane du Changement », Jovenel Moïse a promis de connecter, avant la fin de son quinquennat, les grandes villes haïtiennes. Une grande mobilisation à fort de propagande médiatique a été orchestrée par le pouvoir pour justifier des interventions dans plusieurs axes routiers notamment sur le tronçon Gonaïves-Cap-Haitien, se rappelle-t-on. Un programme hebdomadaire de la Télévision nationale d’Haïti (TNH) a mis le focus sur plusieurs ouvrages de terrassement pour le moins sans suite.

Plus de trois ans après les promesses de réhabilitation, les usagers de la route nationale numéro 1, les habitués de l’axe Gonaïves/Cap-Haïtien ne sont pas au bout de leur peine. Nids de poules, marécages, poussière, danger environnemental définissent le tableau quotidien de ce tronçon reliant deux grandes villes historiques du pays.

À partir du morne Puilboreau jusqu’à Vaudreuil, en raison du mauvais état de la chaussée, les péripéties des voyageurs n’en finissent pas. Par ailleurs, les véhicules qui desservent cette route en paient le prix fort de l’inachèvement des travaux, confessent des chauffeurs. Ces derniers sont contraints de faire le va-et-vient afin de solutionner des pannes récurrentes. En outre, en dépit du fait que des matériels et des engins lourds soient entreposés sur plusieurs sections, aucun chantier en cours d’exécution n’a été constaté. Certains des équipements identifiés comme propriété du Ministère des travaux publics, transport et communication (MTPTC), ont été abîmés par la poussière et l’usure du temps, pouvait-on remarquer.

D’autres équipements tombés en panne depuis plusieurs mois, restent immobilisés sur le long de la route, signalent des usagers.

Il importe de souligner que, la semaine dernière, le ministre des travaux publics, l’ingénieur Nader Joiseus, était monté au créneau pour dénoncer la Cour supérieur des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) qui a invalidé contrat de réhabilitation du tronçon Camp Coq-Vaudreuil. Les conseillers de la CSC/CA ont relevé de graves irrégularités dans ce contrat illégal devant mobiliser plus de 400 millions de Gourdes du trésor public haïtien, passé avec une firme déjà mise en cause dans le rapport de dilapidation des fonds de Petro Caribe.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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