14 avril 2026
L’ANMH qualifie de « grande controverse » la présence de Jovenel Moïse à la tête de l’Etat au-delà du 7 février 2021
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L’ANMH qualifie de « grande controverse » la présence de Jovenel Moïse à la tête de l’Etat au-delà du 7 février 2021

Vendredi 26 février 2021 ((rezonodwes.com))–

Dans une note de presse l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH), regroupant des patrons de médias en Haiti s’est dit  » scandalisée et préoccupée par les récentes déclarations du Président Jovenel Moïse dont la présence à la tête de l’Etat au-delà du 7 février 2021 fait l’objet d’une grande controverse ».

Elle rappelle que dans sa dernière note de conjoncture, l’Assosiation avait dénoncé une situation d’escalade des agressions contre la presse quand la police nationale dirigeait ses armes contre des journalistes sérieusement atteints de balles réelles, de balles en caoutchouc et de tirs ciblés de gaz lacrymogène sur un véhicule d’un média clairement identifié et rempli de journalistes.

L’ANMH estime que la dernière déclaration de Monsieur Jovenel Moïse devant le Conseil de sécurité des Nations unies le 22 février dernier, traduit l’état d’esprit du pouvoir en place quant au travail de la presse. Le président a déclaré que des bandits se déguisent en journalistes et en manifestants pour s’attaquer à la Police.

Ce faisant, Monsieur Jovenel Moïse , estime M. Jacques Sampeur Président de la ANMH, donne un blanc-seing à la police qui est couverte à l’avance pour toute agression contre les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.

L’ANMH donne acte à Jovenel Moïse de sa déclaration à la tribune des Nations unies et le rend à l’avance responsable de toute violence, de tout dérapage des forces de l’ordre qui viendrait contrarier la liberté de la presse garantie par la Constitution, la Charte des Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et autres conventions ratifiées par notre pays.

Elle dit  » se réserver le droit de se porter partie civile contre l’État haïtien pour toute agression future contre les journalistes, les médias, la presse en général qui doit pouvoir continuer à faire son travail d’informer la population sur toute question, sans entrave et dans la pleine jouissance des garanties constitutionnelles. »

L’association des patrons de médias s’est adressée également aux policiers pour leur rappeler qu’ils seront tenus personnellement responsables des agressions contre les journalistes devant les juridictions tant haïtiennes qu’internationales.

Au-delà du ciblage de la presse, affirment les patrons de presse, l’ANMH est préoccupée par la détérioration du climat politique global avec des crimes abjects et des incursions illégales du pouvoir exécutif pour démanteler les autres pouvoirs et tenter d’imposer au pays une réalité de dictature.

La presse, advienne que pourra, dans le plein respect des règles de déontologie et avec professionnalisme, demeurera la gardienne des valeurs démocratiques conformément au rêve de changement du peuple haïtien, conclut la ANMH dans cette note du 25 février 2021.

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