Par Dr Venus DARIUS : Professeur à l’Université Libre de Kinshasa (ULK) et Professeur associé à L’Institut des Sciences, des Technologies et des Études Avancées d’Haïti (ISTEAH).
Introduction
Dans ce contexte de stress et de détresse caractérisé par la Covid-19, la population mondiale est prise à contre-pied dans sa planification et est contrainte de faire un grand bout de chemin avec l’incertitude, en étant en mauvaise compagnie. Cette nouvelle pandémie, qui afflige tant les habitants des pays développés que ceux des pays en voie de développement, paralyse depuis plus de six mois tous les secteurs de la vie publique et privée, dont l’éducation où, selon les estimations de l’UNESCO le 28 août dernier, plus de 1,5 milliard d’élèves sont contraints de rester confinés à la maison. Des chiffres qui provoqueraient encore plus d’émoi si l’on étendait les estimations aux étudiants des universités et des écoles professionnelles et techniques de toute la planète. C’est une réalité plus qu’inquiétante qui nous pousse à réfléchir sur la posture de l’éducation dans les moments de grande crise.
Aux premiers matins de l’histoire de l’humanité, l’importance de l’éducation dans le développement social n’était plus que remarquable (Gauthier et Tardif, 2005). Si les sociétés ont toujours été l’objet de grandes métamorphoses, notamment sur les plans sociopolitique, économique et culturel, si certains concepts, dont celui du développement, ont changé d’habits à travers les âges (Rist, 2013), l’éducation se voit toujours attribuer une mission d’orientation, de formation et d’avant-gardisme dans l’évolution de l’homme et de son environnement. C’est à juste titre qu’on la retrouve au sommet des plans d’action des institutions qui œuvrent à dessein d’améliorer les conditions de vie dans le monde, particulièrement au cours de la première moitié de ce millénaire (IIDD, 2014).
Les cataclysmes naturels et sociaux dont nous sommes victimes ces dernières décennies, notamment le banditisme et les agressions armés, le kidnapping, les séismes, les ouragans et les épidémies, nous amènent au constat que les fonctions de l’éducation ne font que se multiplier de jour en jour et ce contexte de Coronavirus en est un exemple éloquent. Ainsi, quelle devrait être la feuille de route de l’éducation dans la période post Covid-19 en Haïti? Que doit-on faire pour que les mesures novatrices appliquées à cet état de crise soient en adéquation au programme de développement des Nations Unies à l’horizon 2030 visant la réalisation des Objectifs de Développement Durable?
- L’urgence de l’éducation dans les situations d’urgence
S’il est vrai que l’éducation est loin d’être un besoin de première nécessité, elle n’en demeure pas moins le principal vecteur d’un avenir assuré, particulièrement des enfants, des adolescents et des jeunes. Surtout à l’heure où l’on parle de l’agenda 2030 où l’éducation, le quatrième des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), jouit d’un statut transversal. D’où la valeur d’une analyse en profondeur de la vocation de l’éducation dans les situations d’urgence ou post-pandémiques. Une réflexion qui prendra en compte plusieurs paramètres.
L’éducation dans les situations d’urgence : une dynamique de communication sociale
Inscrire l’éducation dans les situations d’urgence dans une dynamique de communication sociale consiste à la voir sous un angle pragmatique et utilitaire. Dans une conjoncture d’urgence, elle doit, de façon claire et persuasive, conduire les sinistrés ou tout simplement les victimes vers un objectif commun qui se rapporte au changement de leurs conditions de vie, à moyen et à long terme, par l’apprentissage de nouvelles notions et par l’adoption de nouveaux comportements. Cependant, ce ne sera pas un pari facile, sachant que l’apprentissage, pour atteindre le but visé, doit être vécu par les enfants les plus jeunes comme une longue série d’actes ludiques. De façon graduelle, selon le rythme du développement de leur intelligence, les enfants dans les contextes d’urgence doivent être mis au parfum du rôle déterminant de l’éducation qu’ils reçoivent dans le processus devant les conduire à une vie meilleure sur tous les points de vue. La tâche sera moins ardue pour les enseignants face aux adolescents et les apprenants qui ont atteint l’âge de la raison; bien qu’il s’avère essentiel que ces deniers soient quand même l’objet d’une sensibilisation bien pensée. Autrement dit, il faut les conscientiser afin de changer positivement leurs conditions d’existence.
L’éducation dans les situations d’urgence vue dans les lunettes pédagogiques de Paulo Freire
Dans un contexte de crise, l’éducation a besoin d’être engagée, surtout lorsque les apprenants sont en mesure de comprendre l’acte moral, d’expérimenter la bonne et la mauvaise conscience, en d’autres termes de différencier le bien du mal. L’éducation doit les doter de la capacité d’autocritique et les porter à prendre conscience de leur état vulnérable. C’est ainsi qu’ils peuvent s’armer de la volonté de remodeler leurs conditions matérielles d’existence.
Dans les situations d’urgence, la pédagogie requise devrait être similaire à celle des opprimés théorisée par Paulo Freire (1968, 1974), sans être pour autant révolutionnaire. Dans le processus d’apprentissage, le pédagogue est tenu d’adopter les bonnes dispositions pour aller à la rencontre des apprenants et les placer au centre et non à la fin. C’est une sorte d’approche par compétence qui met en évidence et qui valorise la culture et les prérequis des élèves dans l’acte d’enseigner.
Une éducation à la citoyenneté universelle.
De façon générale, l’éducation permet à l’homme d’habiter le monde avec une meilleure maitrise et une plus grande dignité. Cependant, dans les contextes de crise, il est à propos qu’elle soit guidée par des objectifs spécifiques. Parmi ces objectifs distincts, l’attention est attirée sur l’éducation à la citoyenneté universelle ou plus précisément sur l’éducation à l’universalité. Après le déplacement des affligés contre leur gré, il devient nécessaire d’effectuer leur apprentissage dans un cadre psychopédagogique qui favorise l’ouverture à l’humanité, à l’altérité. Il faut les amener à se considérer comme des citoyens du monde, c’est-à-dire des femmes et des hommes habités par les valeurs universelles des devoirs et des droits humains. Des gens animés par les idées de bien-être et de justice pour tous. Cette éducation, en vue d’un changement de comportement significatif, doit avoir dans sa ligne de mire tous les concernés, tant les victimes de catastrophes naturelles que celles de cataclysmes sociaux, dont les conflits armés et toutes les infractions graves perpétrées au moyen d’armes à feu.
Des ressources psychologiques pour surmonter l’absurde
Dans les situations d’apprentissage complexes, il est souhaitable que les enseignants fassent bien usage de leur compréhension de la sociologie des infortunés pour mieux comprendre leur psychologie, afin de les sensibiliser et de les impliquer. Les impliquer à l’effet de transcender le non-sens, comme le suggère Albert Camus dans l’homme révolté (1951).
En contexte de crise aigüe, il est indispensable de fortifier la mentalité des apprenants pour les inciter à vaincre la peur, le découragement, l’absurde, à transcender leur passé douloureux afin de voir l’avenir positivement.
- Les défis et la feuille de route de l’éducation dans la période post Covid-19 en Haïti
Les défis qui se dressent sur le chemin de l’éducation dans la période post Covid-19 en Haïti sont légion et sont généralement majeurs. Ils sont, notamment, caractérisés par la faiblesse des structures et des infrastructures. Au confluent de ces problèmes, on trouve le manque d’énergie électrique et la faiblesse de l’Internet. Ces difficultés constituent des goulots d’étranglement qui rendent pénible le travail des professionnels de l’éducation dans les situations d’urgence, autrement dit dans les moments qui suivent les catastrophes naturelles et sociales.
De nos jours, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont incontournables dans le processus d’apprentissage. Cependant, leur usage et leur utilité sont préalablement minimisés si la stabilité de l‘énergie électrique n’est pas garantie. Avec l’usage efficace des TIC, les apprenants ne seront pas toujours dans l’obligation de se déplacer pour se rendre à des centres physiques d’apprentissage. Pendant les périodes de pandémie, de guerre et de troubles causés par des groupes armés (illégalement), les déplacements peuvent se révéler risqués. Les enfants et les adolescents peuvent être l’objet de contamination ou victimes d’abus de toutes sortes, dont les violences basées sur le genre. Grâce aux TIC, ils peuvent poursuivre leur formation à même leur abri temporaire ou à des milliers de kilomètres par rapport à leur centre de formation.
A la lumière de ce qui précède, la feuille de route de l’éducation dans la période post Covid-19 en Haïti devrait s’aligner sur celle de la majorité des pays de la planète qui accordent une place de choix aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans l’éducation à tous les niveaux. Ce choix est concrétisé par la valorisation de la formation à distance et e-learning. Dans beaucoup de pays du monde, les pays développés en tout premier lieu, la présence des apprenants dans les salles de classe est diminuée par l’effet inverse de l’augmentation des classes virtuelles ou par le caractère hybride de l’enseignement (en mode présentiel et en mode distanciel) dans ce contexte particulier.
Il est vrai que la pandémie est encore présente et que les étincelles d’une deuxième vague du virus sillonnent l’horizon des pays des cinq continents habitables, toutefois la tension qu’elle a occasionnée au cours du premier semestre de son éclosion a significativement perdu de son ardeur. Dans cette optique, la diminution de la présence des apprenants participe de façon éloquente à la réduction de la transmission communautaire de la maladie. En, résumé, hormis toutes les mesures de changement de comportement, d’hygiène et de distanciation sociale, la valorisation de la formation à distance et e-learning en Haïti contribuera sérieusement aux efforts d’éradication de la pandémie et participera à l’éducation de la population pour mieux résister à la fureur d’éventuelles nouvelles épidémies dévastatrices.
S’il est certain que la formation à distance et e-learning est, actuellement et partout dans le monde, le moyen le plus réel pour maintenir l’éducation formelle en vie pendant cette période de coronavirus, le manque de préparation, les faiblesses structurelles et infrastructurelles à la base de ce mode d’enseignement sont critiques tant dans les pays riches que dans les pays pauvres. Il va sans dire que les pays les plus développés s’en sortent mieux, néanmoins les exigences de l’enseignement virtuel représentent un véritable défi spécifiquement pour les apprenants les plus jeunes et leurs enseignants qui doivent faire usage, bon gré mal gré, de pédagogies novatrices et efficaces.
En Haïti, les moyens technopédagogiques nécessaires à l’éducation en situations de crise, comme celle de l’après Covid-19, sont presque inexistants. Certaines écoles et universités arrivent à se tirer d’affaire tant soit peu. Cependant, la majeure partie d’entre elles sont incapables de prendre place à bord du train moderne particularisé par les technologies de l’information et de la communication. Ce qui confirme l’existence d’une éducation à deux vitesses dans le pays. Ainsi, le quatrième Objectif de Développement Durable qui prône l’éducation de qualité de façon inclusive, d’ici à 2030, est dans une posture délicate voire en grand danger quant à sa réalisation. Que faire pour atténuer la détresse?
- La feuille de route de l’éducation dans les situations d’urgence et les ODD: un cahier de charges à cinq chapitres
Après avoir fait le point sur les défis et la feuille de route de l’éducation dans une conjoncture de crise comme celle de Covid-19 en Haïti, quels devraient être les grands pôles du cahier de charges des instigateurs des ODD en vue d’une éducation de qualité accessible à toutes et à tous, d’ici au soir de la prochaine décennie?
Dans ce nouveau contexte mondial, marqué par la volonté d’améliorer les conditions de vie dans le monde, la feuille de route de l’éducation pourrait être élaborée comme une symphonie destinée à être interprétée sur cinq claviers distincts et complémentaires, à savoir la mission didactique traditionnelle, la mission de compensation ou d’intégration de la culture, la mission de vulgarisation par les TIC, la mission de psychologie de la communication ancrée dans l’engagement et la mission de l’instruction de l’éducation.
La mission didactique traditionnelle
Tant dans les pays développés que dans ceux du tiers et du quart monde, pour atteindre le but fixé par les Nations Unies, l’éducation doit jouer son rôle traditionnel mis en relief par le développement des facultés humaines, spécialement intellectuelles et morales, dans une ambiance communautaire. En dépit du fait que l’agenda 2030 construit son paquebot sur des objectifs bien déterminés, l’éducation doit conserver sa mission didactique traditionnelle tout en étant ouverte à l’innovation. Par conséquent, il est indispensable de mobiliser, dès le départ, suffisamment de ressources humaines qualifiées à l’effet de la planification et de la mise en chantier des projets et des activités au menu de l’agenda élaboré. Sinon, les Objectifs de Développement Durable resteront au stade de vœux pieux jusqu’à l’échéance fixée, c’est-à-dire l’année 2030.
La mission de compensation ou d’intégration de la culture
En absence de la culture comme axe prioritaire parmi les 17 Objectifs de Développement Durables (ODD), l’éducation doit déployer ses ailes, augmenter son diamètre, brandir sa torche aux étincelles transversales pour favoriser la reconnaissance et l’expansion des activités culturelles et artistiques. A vrai dire, le thème de culture est présent dans plusieurs cibles des ODD, il est, cependant, souhaitable que son développement soit quand même pris en charge par l’éducation lorsqu’on tient compte de toutes ses ramifications (Cités et Gouvernements Locaux Unis, 2018). Que l’éducation et la culture restent toujours dans un rapport de consubstantialité dans l’exécution de l’agenda 2030 du développement durable.
La mission de vulgarisation de l’éducation appuyée par les TIC
Par-delà sa mission de compensation et d’intégration de la culture, l’éducation doit se charger de la vulgarisation congruente de tous les autres objectifs. Prenons des exemples concrets. On ne peut pas s’attendre à ce que les enfants haïtiens respectent les mesures d’hygiène et distanciation sociale liées à la lutte contre la Covid-19 sans utiliser les moyens éducatifs, que ce soit formellement ou informellement. On ne peut pas convaincre les jeunes des pays de l’Afrique subsaharienne à comprendre la valeur essentielle de l’eau potable dans l’entretien d’une vie saine par des moyens autres que l’éducation. De même, on ne saurait embarquer l’humanité dans la lutte contre la pollution ou contre le changement climatique sans l’éducation de la conscience collective sur les conséquences de ce changement ou sans une éducation appropriée aux manières de se comporter et d’agir afin de minimiser les dégâts.
Cette mission de vulgarisation, pour qu’elle atteigne les résultats escomptés, doit absolument se baser sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Pour bien comprendre la présence des TIC dans l’éducation d’urgence, l’exemple de la mise en place du projet d’alphabétisation fonctionnelle des commerçantes en Côte d’Ivoire, par le biais d’une application numérique baptisée « Alphatic » sur Smartphone (UNESCO, 2019), est très édifiant. Aussi, la tablette numérique « Motema » inventée par l’ingénieur congolais Dieudonné Kayembe Kabukla (Tshiamala, 2020), dont l’objectif consiste à en faire un outil didactique par la numérisation du système éducatif congolais, est une excellente initiative technologique. Toutefois, quoique ce ne soit pas encore déterminé, le prix pour s’en procurer une pourra constituer un frein à la velléité de plus d’un.
L’utilisation des matériels technologiques de l’information et de la communication dans l’éducation est fortement recommandée. Mais, dans les situations d’urgence, particulièrement dans les pays en voie de développement, cet usage est associé à plusieurs types de contraintes. Les problèmes socioéconomiques et la précarité structurelle et infrastructurelle des pays identifiés comme tels font qu’il n’est pas permis à tout le monde de se procurer d’un matériel de communication fonctionnel, comme un Smartphone ou une tablette numérique.
Dans cet ordre d’idées, il est à propos de réaliser toute une campagne d’éducation de la façon la plus efficace possible. Une initiative qui ne peut être concrétisée que par la maitrise et l’utilisation adéquate des TIC. Cette démarche pourrait contribuer à l’homogénéisation des moyens et des méthodologies devant conduire à la réalisation des ODD. Elle requerra la concentration et beaucoup plus d’énergie dans les pays en voie de développement où les conditions de vie sont, en effet, précaires et les infrastructures scientifiques et technologiques sont très limitées, comme il est susmentionné.
La mission de psychologie de la communication ancrée dans l’engagement
Pour remplir ses missions précédentes, l’éducation ne peut être que persuasive. Il lui faut se servir des conditions et du mode de vie des sinistrés ou victimes de catastrophes pour les influencer adroitement et positivement. Le caractère persuasif de l’éducation doit être axé sur l’engagement. Un engagement orienté vers le changement de la mentalité en vue de la réussite socioprofessionnelle et de l’émergence d’une classe de citoyens universels habités par les idées et par le sentiment de bien-être et de justice pour tous.
En conséquence, l’éducation doit s’évertuer à faire en permanence de la maintenance dans son engin pour s’assurer de sa performance à long terme. Autrement dit, il lui faut se recycler pour pouvoir remplir correctement ses missions sans être en déphasage avec le présent.
La mission de l’instruction de l’éducation
Pour faire véritablement le changement d’huile dans la machine de l’éducation et y apporter les nouvelles pièces appropriées, il est indispensable que les principaux décideurs chargés de la planification stratégique et de la mise en œuvre de l’agenda 2030 s’ajustent au temps. Ils doivent être toujours à l’affût des inventions scientifiques et technologiques dans le souci de s’améliorer ou de se mettre à jour continuellement.
Tant au niveau de l’élaboration des politiques éducatives (Haddad et Demsky, 1995) qu’à celui de la mise en place des structures et de leur application, une synergie doit être créée entre les pays les plus développés, les pays émergents et ceux du tiers et du quart monde dans l’optique de transformer en réalité les beaux Objectifs de Développement Durable. Il revient aux éducateurs de s’éduquer quotidiennement, de s’aligner sur les recherches et les innovations scientifiques, techniques, technologiques et culturelles afin de ne pas rater le train de l’agenda 2030.
Conclusion
L’éducation est ce fil conducteur transversal, ce projet qui doit relier les deux rives du trajet des ODD. Ainsi, doit-elle se renouveler perpétuellement afin d’alimenter cette vaste initiative comme un compost qui nourrit une plante dès la mise en terre de la graine jusqu’à l’éclosion de ses fleurs. C’est en ce sens que la mission de l’instruction de l’éducation (la mission de recyclage quotidien) des acteurs du secteur éducatif doit être le poumon des quatre autres missions de la feuille de l’éducation dans les situations d’urgence ou post-catastrophe susmentionnées en vue de la réalisation de l’agenda 2030.
S’il est une évidence que l’éducation ne fait pas partie des besoins de première nécessité de l’homme, il est indéniable de souligner qu’en contexte d’urgence, eu égard à sa transversalité, elle ne peut pas non plus attendre – allusion faite au nouveau fonds pour l’éducation dans les situations d’urgence : « Education cannot wait », dont le titre évocateur dénote toute la pertinence du quatrième Objectif de Développement Durable : l’éducation.
Références
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Gauthier, C., & Tardif, M. (2005). La pédagogie: Théories et pratiques de l’antiquité à nos jours. Québec, Gaëtan Morin éditeur ltée (deuxième édition).
Haddad, W. D., & Demsky, T. (1995). Le processus de planification et de formulation des politiques d’éducation : théories et pratiques. Paris, UNESCO.
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