Vidéo|La police piétine des écoliers ; sans faire des excuses, Agénor Cadet condamne la mobilisation des lycéens et dénonce une récupération politique

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L’ancien ministre de facto de l’Intérieur de Jean-Michel Lapin, Agénor Cadet, dont le nom est cité dans le premier massacre de Bel-Air et la surfacturation de kits scolaires en septembre 2017, conservant le porte-feuille de l’Education nationale, lance les sbires du régime à la poursuite des manifestants, pour empêcher éventuellement tout soulèvement populaire contre le pouvoir PHTK.

les policiers Haïtiens ne se mesurent jamais aux bandits armés par le pouvoir. Leur proie facile : les manifestants non armés incluant de jeunes écoliers.

Jeudi 10 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Le ministre de facto Agénor Cadet a dénoncé une récupération politique du mouvement des étudiants réclamant la présence de professeurs dans les salles de classe à l’ouverture de l’année académique scolaire 2020-2021.

Cadet se lançant à son tour dans un mouvement de répression systématique, a annoncé que « des autorités judiciaires et policières ont été instruites en vue de poursuivre les acteurs qui manipulent les lycéens et qui alimentent les troubles sociaux« , alors que son gouvernement n’a rien fait pour protéger les résidents de Bel-Air contre les attaques punitives de BBQ, membre du groupe de gang pro-pouvoir G9 an fanmi.

Des lycéens et écoliers ont usé les mêmes stratégies de combat des militants au cours de cette nouvelle journée de contestation. Des pneus enflammés érigés, des barricades dressées dans certaines artères paralysant la circulation dans divers axes routiers. Les jeunes protestataires entendaient exiger la présence de professeurs dans les salles de classe.

Au centre-ville de Port-au-Prince, des affrontements ont éclaté entre forces de l’ordre et lycéens au moment où les manifestants tentaient de faire entendre leur voix. Des pierres ont visé les policiers qui à leur tour ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule des écoliers. Des séquences audiovisuelles dévoilent des épisodes choquants. Des jeunes écoliers se font brutaliser par des éléments du Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO).

En réaction, le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Pierre Josué Agénor, intervenant, jeudi au soir, sur les ondes d’une radio de la capitale dénonce un secteur qui tire les ficelles dans la crise du secteur éducatif née d’une planification désastreuse de la reprise post-covid 19. Le titulaire du MENFP annonce que des dispositions vont être adoptées par les plus hautes autorités pour ramener le calme et favoriser un retour à la normale.

« Nous déplorons les attaques subies par des établissements privés ces derniers jours. Des enquêtes ont permis de remonter un réseau d’imposteurs qui alimentent les tensions sociales.  La justice et la PNH ont été instruites pour agir », a garanti Pierre Josué Agénor Cadet. La situation ne cesse de s’envenimer et l’horizon d’un éclairci se dissipe.

Ce mercredi, les manifestants ont pu défier les policiers en charge de sécuriser la marche. Au moins un véhicule a été incendié et les agents ont fait usage de gaz lacrymogène pour limiter les dégâts.

Au regard de l’évolution des évènements, des enseignants syndicalistes demeurent sur la corde raide. Ils exigent la démission du ministre Agénor Cadet reproché d’être responsable de la débâcle du système éducatif. Ils menacent d’intensifier la mobilisation jusqu’au départ du ministre. Alors que le numéro un du MENFP ne jure que par la validation de l’année scolaire après le 9 octobre prochain à moins de 4 mois de la fin du régime de Jovenel Moise, le 7 février 2020.

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