9 septembre 2024
Quelques moments de gloire et une défaite cuisante pour Sweet Micky au carnaval du Cap
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Quelques moments de gloire et une défaite cuisante pour Sweet Micky au carnaval du Cap

Des fois, la plus grande armée du monde pourrait vous être d’aucune utilité quand vous êtes confronté à plus intelligent et plus déterminé que vous…

Mardi 25 février 2020 ((rezonodwes.com))– L’autoproclamé président du Konpa et maître incontesté du béton carnavalesque haïtien n’a pas pu rééditer l’exploit de la ville des Cayes lorsqu’il a pu au grand dam du sénateur Jean Mary Junior Salomon et de ses menaces, inonder la ville avec ses slogans grivois et sa musique endiablée.

Mais la fierté christophienne n’a rien en commun avec la résignation sudiste. Les gens du Nord ont fait plier, pour la première fois le bandit légal, sacré roi de la provocation, en le faisant regagner sa chambre d’hôtel tout en se lamentant d’avoir été attaqué et notant au passage qu’un de ses proches ait été blessé à la jambe par un projectile tiré par ses assaillants.

De fait, outre un policier grièvement blessé par balle, l’Hôpital Justinien a déclaré avoir reçu plusieurs blessés légers, et au moins deux personnes touchées par balles à la suite de ce défilé carnavalesque iconoclaste.

Escorté par des agents de l’USGPN et d’autres hommes lourdement armés, l’ex Chef d’État d’Haïti qui veut retrouver son siège aux prochaines élections, était assuré de pouvoir dompter les présomptueux capois qui lui avaient intimé l’ordre de ne pas venir troubler la paix des festivités des 350 ans de leur ville.

Martelly avait pourtant bien débuté sa nuit de carnaval quand il s’est frotté à plus fort que sa petite armée. Les assaillants étaient tenaces et téméraires, ne cessant de tenailler le cortège en lançant des gaz lacrymogènes et en faisant résonner joyeusement leurs armes à feu, une façon de sonner l’hallali de la troupe présidentielle.

De guerre lasse, le dompteur dompté s’est résigné à laisser tomber micro et synthé pour regagner ses pénates, toute honte bue!

Mais où donc étaient passées les autorités de la ville du Cap-Haïtien et le président du comité de ce carnaval? Y aura-t-il encore un autre spectacle macabre pour ce troisième et dernier jour gras, bien trop maigre pour être réel?

5 Comments

  • Jacques J Garcon 25 février 2020

    Jus kouèliye la, moun te dwe ape ranmase rès kadav a martheli, atè nan lari Okap. Chen ta fini fè rès la. De vrais capois? Il n’ y en a plus.

    • Miko 27 février 2020

      Yo ta met rès kadav misye nan bouda manman w epi kaka yo nan dyòl ou

  • Regard Perçant 25 février 2020

    Bien joué, les capois. Il faut laver votre ville de ce tas de merde, ce Martelly fécal qui salit tous les haïtiens! Empêchez-le de se montrer ce soir de mardi carnavalesque, lui le mardi-gras permanent.

    • Miko 27 février 2020

      Regard percant l’ignare qui parle au nom du peuple Capois tandis que c’est une minorité Zuit armée qui a tout gaché. Ne parle pas du peuple nordiste qui s’écriait « Men Martelly » avec une joie ineffable dès l’arrivée de ce Nou paka bare’l.

      Va laver ton museau toutous

  • Marcelin Joel 25 février 2020

    Je pense que vous rabaissez un peu les sudiste! De toute façon Martelly est vainqueur car vous l’aviez laisser jouer. C’est un peu de l’éloge qui n’a pas sa place. Nous sommes tous des Haitiens.

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