Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran ont échoué dimanche à Islamabad, plongeant dans l’incertitude l’avenir du cessez-le-feu conclu dans un conflit régional aux répercussions mondiales.
Après plus de vingt heures de discussions sous médiation du Pakistan, les deux parties n’ont pas trouvé de terrain d’entente. La trêve, première depuis le début de la guerre le 28 février, doit expirer le 22 avril, sans qu’aucune indication n’ait été donnée sur sa prolongation.
Le vice-président américain J. D. Vance a évoqué une « offre finale », regrettant l’absence d’engagement iranien sur l’abandon du programme nucléaire. Côté iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a dénoncé des exigences « déraisonnables », dans un climat de « méfiance ».
En toile de fond, les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’alimenter les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial. Malgré la trêve, le conflit se poursuit au Liban, où les autorités font état de plus de 2 000 morts en six semaines.
Face à « la complexité des problèmes », selon Téhéran, aucune reprise immédiate des discussions n’a été annoncée.

