La guerre au Moyen-Orient agit comme un révélateur brutal des fragilités énergétiques mondiales. En perturbant le trafic dans le détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial, le conflit impliquant Iran, États-Unis et Israël a provoqué une onde de choc sur les marchés, entre tensions d’approvisionnement et flambée des prix.
Pour l’ONU, cette crise dépasse le seul cadre géopolitique : elle expose une dépendance structurelle aux combustibles fossiles concentrés dans des zones instables. « En cette ère de guerre, notre dépendance déstabilise à la fois le climat et la sécurité mondiale », a averti António Guterres.
Face à cette vulnérabilité, les énergies renouvelables s’imposent comme une alternative stratégique. Solaires, éoliennes ou hydrauliques, elles offrent une production locale, moins exposée aux crises internationales et souvent plus abordable. « Elles constituent la voie la plus claire vers la souveraineté énergétique », souligne Simon Stiell.
Des pays comme Kenya, Chili ou Inde accélèrent déjà leur transition, malgré des dépendances persistantes.
Au-delà des États, la crise touche directement les ménages, confrontés à la hausse des coûts de l’énergie. Pour l’ONU, la transition énergétique n’est plus une option : elle devient une nécessité économique, sociale et stratégique dans un monde sous tension.

