Numéro un mondial des drones, la Chine renforce drastiquement le contrôle de son ciel, au point de devenir l’un des environnements les plus restrictifs pour leur utilisation civile et récréative.
Depuis janvier, faire voler un drone sans autorisation peut entraîner des sanctions pénales. Dès le 1er mai, tous les appareils devront être enregistrés sous identité réelle et reliés à des données personnelles, tandis que leurs trajets seront transmis en temps réel aux autorités. À Pékin, les restrictions vont encore plus loin, avec une interdiction quasi totale et un contrôle strict des ventes et transports.
Ces mesures, justifiées par la sécurité publique, visent à prévenir les risques pour l’aviation civile et les intrusions dans des zones sensibles. Les autorités invoquent également la nécessité d’encadrer la « nouvelle économie de basse altitude », qui inclut les usages commerciaux des drones.
Mais ce durcissement suscite des critiques d’utilisateurs, dénonçant contrôles abusifs, confiscations et refus d’autorisations. Le géant DJI, leader du secteur, évolue ainsi dans un marché intérieur de plus en plus contraint, malgré la croissance rapide du nombre d’appareils enregistrés.
En toile de fond, les conflits récents, notamment en Ukraine et au Moyen-Orient, renforcent les préoccupations sécuritaires de Pékin, où les drones sont désormais perçus comme des outils à double usage, civils et militaires.

