La dette croissante et la baisse des financements compromettent les avancées des pays en développement, au point d’inverser des décennies de progrès, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies publié cette semaine.
Le document souligne que 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays consacrant davantage de ressources au service de la dette qu’à la santé ou à l’éducation. En 2024, ces remboursements ont atteint leur plus haut niveau en vingt ans, réduisant les capacités d’investissement dans les services essentiels.
Parallèlement, l’aide publique au développement recule et l’investissement étranger diminue, tandis que les tensions commerciales font grimper les droits de douane. Selon Amina Mohammed, cette situation risque d’accentuer les inégalités mondiales.
Malgré des progrès dans les énergies renouvelables et le commerce Sud-Sud, les besoins de financement pour atteindre les objectifs de développement restent estimés à 4.000 milliards de dollars par an.
L’ONU appelle à renforcer le multilatéralisme et à appliquer les réformes adoptées lors du « Compromis de Séville » pour éviter un recul durable du développement mondial.

