Les États-Unis ont annoncé dimanche un blocus du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce pétrolier mondial, accentuant les tensions avec Iran après l’échec de pourparlers à Islamabad.
Le président américain Donald Trump a affirmé vouloir empêcher tout transit maritime dans cette zone clé, accusant Téhéran de maintenir ses ambitions nucléaires. « Nous sommes prêts à agir », a-t-il déclaré, évoquant aussi des frappes possibles contre les infrastructures énergétiques iraniennes.
Téhéran a immédiatement dénoncé un « acte de guerre ». Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assuré que l’Iran ne céderait « à aucune menace », tandis que les Gardiens de la révolution affirment contrôler le trafic maritime.
Le détroit, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial, est déjà fortement perturbé. Plusieurs navires ont rebroussé chemin et des centaines d’autres restent immobilisés, faisant craindre un choc économique global.
Sur le terrain diplomatique, les discussions menées au Pakistan n’ont pas permis de déboucher sur un accord, malgré plus de vingt heures d’échanges. Le vice-président J. D. Vance a évoqué une « offre finale » américaine.
Alors que le cessez-le-feu doit expirer le 22 avril, les appels à la désescalade se multiplient, notamment de la part d’Oman, médiateur historique. Mais sur le terrain, le conflit continue d’embraser la région, notamment au Liban, où les combats ont déjà fait des milliers de morts.

