La Cour suprême des États-Unis examine mercredi un dossier explosif sur la citoyenneté par la naissance, au cœur de l’identité nationale, sous l’impulsion de Donald Trump, attendu aux plaidoiries.
Les neuf juges, à majorité conservatrice, doivent se prononcer sur un recours du gouvernement contre plusieurs décisions de juridictions inférieures ayant jugé inconstitutionnel un décret présidentiel supprimant le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière. Ce texte, l’un des plus controversés du second mandat de M. Trump, vise à restreindre l’accès automatique à la citoyenneté.
S’appuyant sur une lecture restrictive du 14e amendement de la Constitution des États-Unis, adopté après la guerre de Sécession, l’exécutif estime que ces enfants ne relèvent pas de sa protection. Une position contestée par ses opposants, dont l’ACLU, qui dénonce une remise en cause des fondements constitutionnels.
Le président, qui a confirmé sa présence exceptionnelle à l’audience, a multiplié les critiques contre les juges, anticipant une décision défavorable. La Cour, qui avait déjà invalidé en février certaines mesures commerciales de son administration, pourrait à nouveau freiner ses ambitions.
Selon des projections universitaires, une remise en cause du droit du sol pourrait affecter des centaines de milliers de naissances par an et accroître durablement la population sans statut légal. La décision est attendue d’ici fin juin.

