Après un tel drame, survenu au cœur d’un site patrimonial majeur, dans un État de droit fonctionnel, une défaillance d’une telle ampleur dans l’encadrement et la sécurité devrait entraîner des conséquences au plus haut niveau des responsabilités.
MILOT, Haïti (Rezo Nòdwès) — Le drame survenu à la Citadelle Laferrière continue de provoquer une onde de choc, alors que le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Le chargé d’affaires Henry Wooster, au nom de l’ambassade des États-Unis, a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes, évoquant « pensées et prières » pour les communautés durement touchées par cette tragédie.
Selon des sources proches du « gouvernement de doublure », le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé aurait dépêché ce dimanche quatre ministres — Justice, Intérieur, Tourisme et Culture — sur les lieux afin de s’enquérir de la situation. Cette réaction intervient alors que les critiques se multiplient sur l’absence apparente d’encadrement et de dispositif de sécurité adapté sur ce site patrimonial d’importance majeure.
Le bilan, déjà lourd, continue d’évoluer. Tard samedi soir, un juge de paix a constaté douze nouveaux corps, portant à au moins 25 le nombre de victimes recensées. D’autres sources évoquent un nombre plus élevé, laissant présager une aggravation du bilan à mesure que les opérations de recherche se poursuivent.
Face à l’émotion nationale, le gouvernement affirme exiger l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités. Mais sur le terrain comme dans l’opinion, une interrogation domine : comment un site aussi emblématique a-t-il pu être exposé à une telle désorganisation, au point de se transformer en théâtre d’un drame d’une telle ampleur ?

