La situation des droits humains en Haïti demeure « alarmante », marquée par une violence persistante des gangs et une détérioration des conditions de vie, selon un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme présenté à la 61e session du Conseil des droits de l’homme.
Entre mars 2025 et janvier 2026, au moins 5 519 personnes ont été tuées et 2 608 blessées, dans un contexte de violences généralisées. Les gangs continuent d’imposer leur contrôle par des meurtres, enlèvements et violences sexuelles, tandis que des actes de « justice populaire » et des abus imputés aux forces de sécurité aggravent la situation.
Le rapport souligne que 61 % des victimes ont été recensées lors d’opérations sécuritaires, dont une part de civils. L’usage de drones et l’implication d’acteurs privés suscitent des inquiétudes quant au respect du droit international.
La crise humanitaire s’intensifie également : plus de 5,7 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire et plus de 1,4 million sont déplacées internes.
Malgré certains progrès institutionnels, l’ONU appelle à renforcer l’État de droit, lutter contre l’impunité et garantir des opérations sécuritaires conformes aux droits humains, condition essentielle à toute transition politique durable.

